Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.
L'alliance entre l'écologie et la croissance peut-elle avoir lieu. A-t-on suffisamment de recul et de projets long terme pour réaliser cette union. Voici quelques mots du président des Amis de la Terre concernant les dogmes de la croissance en France.
"Il y a presque trois ans, selon le journal Le Monde, la France faisait sa révolution écologique... Ceci aurait dû amener la voie de la sobriété et d'une moindre dépendance au pétrole. Mais, sous les pseudo-habiletés du discours de Nicolas Sarkozy, affleurait la réelle ambition de l'Etat : sauver le "modèle" industriel français alléguant de la défense de l'environnement, et défendre ainsi le pétrole et le nucléaire qui en sont deux piliers essentiels.
Les ONG, lors du Grenelle, ont insisté sur l'urgance d'une économie plus sobre en énergie et en ressources, afin d'aboutir à une gestion durable des écosystèmes. Alors qu'il faudrait investir massivement pour gérer les transitions vers une société écologique, le ralentissement économique met en difficulté le gouvernement qui doit faire rentrer l'argent. Aveugle et cynique, l'Etat s'arc-boute sur les choix de la société de croissance, en niant la logique destructrice. Non seulement les caciques de la croissance ont toalement repris la main, mais pire encore, le ministre du Développement durable croit détenir la solution en proposant un nouveau cocktail aux saveurs écolo : "la croissance verts".
Sans même effectuer le bilan du malus-bonus écologique appliqué aux automobile Jean Louis Borloo veut en généraliser le principe aux produits courants afin de stimuler la consommation, et donc perpétuer les logiques gaspilleuses, polluantes et énergivores; car il n'est pas question d'analyse globale des cycles de vie ... et cette sélection par les prix entérine le droit à polluer de ceux qui en ont les moyens.
L'obsession d'une croissance érigée en dogme montre que les limites du "développement durable" sont atteintes. Aujourd'hui, l'exigence n'est pas de consommer toujours plus, même si les produits sont à l'unité moins polluantes, mais de consommer moins. C'est pourquoi les Amis de la Terre présentent ici plusieurs regards sur la décroissance, qui constitue la transition vers des sociétés où le prélèvement équitable des ressources serait compatible avec les limites de la planète.
Construire des sociétés durables implique alors des ruptures radicales. C'est là le réel impératif".
Discours de CLAUDE BASCOMPTE Président des Amis de la Terre