Overblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.

Publicité

L'émergence des Verts : 1968-1979

Voici le premier volet de l'installation des Verts en Politique suite aux évènements de mai 1968 et de l'élection présidentielle de 1974 (Après le décès de Pompidou). 

L’ancrage : 1974-1979 :

Au premier tour de l’élection présidentielle, René Dumont obtient 335 946 voix, soit 1.32 % des suffrages exprimés. Il arrive donc à la 6ème position, derrière les représentants des grandes formations partisanes. (Mitterrand, Giscard d’Estaing, Chaban-Delmas) ; mais également derrière des candidats plus marginaux : Jean Royer (3.23%), et Arlette Laguiller (2.36%). Les scores de Dumont s’étagent de plus de 3% en région parisienne, à 0.5% dans des départements ruraux comme le Cantal ou la Creuse.

Phénomène parisien, de banlieu aisée ou de grandes villes universitaires.

PARIS : 5ème, 6ème, 7ème, 14ème arrondissements : votent le + pour l’universitaire Dumont.

Dans la banlieue parisienne : Yvelines, Essone et les Hauts de Seine.

En France : Grenoble, Strasbourg, Lyon.

Carte de la France : les régions comme la région parisienne, l’Alsace et la Lorraine, le Jura, la région Rhône Alpes et les départements alpins : vote en faveur de Dumont.

http://medias.francetv.fr/bibl/url_images/2009/06/08/image_55069862.jpg

Selon Claude Marie Vadrot, 125 listes écologistes auraient été présentes en 1977 et auraient recueilli environ 55 000 voix. En considérant uniquement les villes de plus de 9 000 habitants, on compte dans les fichiers électoraux disponibles un total de 41 communes parmi lesquelles les écologistes auraient rassemblé environ 212 000 voix.

Strasbourg : 10.5%, Mulhouse : 13.1%,

Grenoble : 9.13%, Chambéry : 19.5%,

Concarneau : 8.97%, Rennes : 5.33%,

Boulogne Billancourt : 11.50%, Bourg la Reine : 20.95%, Fontenay aux Roses : 17.09%.

Alain Hervé, opposé à un défenseur de l’environnement centriste Philippe de Saint Marc, atteint 13.8% des suffrages exprimés dans le 6ème arrondissement. 13.9% dans le 5ème, où Brice Lalonde le représente : 13.1% dans le 7ème et 11.6% dans le 13ème arrondissement.

Les trois pôles de cet écologisme qui prend racine correspondent du reste à trois foyers importants de développement de l’écologie militante : à Paris, le groupe des amis de la Terre, et bientôt avec SOS environnement de Jean Claude DELARUE. En Alsace avec Ecologie et Survie ; dans le Sud Est enfin avec le Mouvement Ecologique Rhône Alpe animé par Philippe Lebreton.

Les élections législatives de 1978 vont donner aux militants une nouvelle occasion de se mesurer sur le terrain électoral. Les écologistes sont concurrencés par de multiples formations gauchistes et surtout par le Front Autogestionnaire qui regroupe des militants du PSU, et du Mouvement pour une Alternative non Violente. Mais les écologistes sont aussi confrontés au mouvement féministe « Choisir » qui présente une quarantaine de candidates, et aux régionalistes dans le Sud et en Bretagne.

Au total on compte en France près de 140 candidats présentés sous l’étiquette « Collectif Ecologie 78 ». Lors des élections de 1978, dans la capitale, les résultats sont plutôt décevants : 5% en moyenne, alors que les candidats écologistes étaient présents dans toutes les circonscriptions parisiennes. (2 fois moins qu’en 1974).

A noter : une région qui demeure fidèle à l’écologie : la Manche, et plus particulièrement deux circonscriptions du Cotentin (4ème et 5ème). Les raisons : mes militants implantés tels que Didier Anger se sont mobilisés autour de deux problèmes d’implantations nucléaires : au nord l’usine de retraitement de La Hague, et sur la côté ouest la centrale nucléaire en cours de construction de Flamanville.

Aux élections qui se déroulent le 10 juin 1979, la liste écologiste manque de peu le seuil nécessaire pour obtenir des élus : elle obtient 4.4% des suffrages exprimes, soit environ 888 000 voix. On note de fortes progressions dans les départements de la Meuse, de la Moselle, de la Meurthe et Moselle, et des Vosges : sur la Côte d’Or et l’Yonne. A l’ouest l’ancrage de l’écologisme en Basse Normandie et surtout dans la Manche se confirme.

Ce premier ancrage de l’écologie électorale jusqu’à la fin des années 1980 est en fin de compte marqué par deux caractéristiques : d’une part dans les élections locales, des résultats limités en nombre mais offrant parfois de bonnes perspectives locales : d’autre part, au niveau national, une série de résultats amenant l’écologie à avoisiner les 5% des suffrages exprimés, chiffre encore modeste mais qui lui fait pourtant devancer l’extrême gauche, hors parti communiste. 

Très bientôt le second volet de l'installation des Verts en Politique : 1979-1986. 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article