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Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.

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FNE : une plainte déposée contre la campagne de pub'

FNE : une plainte déposée contre la campagne de pub'

Le patron d'Atout France, agence de développement touristique de la France, a décidé de porter plainte auprès du jury de déontologie publicitaire à propos de la récente campagne choc des écologistes de FNE, a fait savoir mardi le secrétaire d'Etat au Tourisme Frédéric Lefebvre.

Dans un courrier adressé au député du Finistère Christian Ménard, le secrétaire d'Etat fait état de la plainte d'Atout France, et qualifie la campagne d'"outrancière et injuste".

Elle est "d'autant plus malvenue qu'elle induit en erreur les touristes français et internationaux sur la qualité des plages bretonnes".

Le directeur général d'Atout France Christian Manteï, dans sa lettre à la présidente du jury de déontologie publicitaire, justifie son dépôt de plainte au nom du fait que la campagne "semble porter préjudice à l'un des secteurs les plus générateurs de croissance et d'emplois", le tourisme.

MM. Lefebvre et Manteï font référence à une des affiches de la campagne de France Nature Environnement qui met en scène un enfant en tenue de bain barbotant sur une place envahie d'algues vertes avec le commentaire: l'élevage industriel des porcs et les engrais génèrent des algues vertes. Leur décomposition dégage un gaz mortel pour l'homme". Un autre commentaire ajoute: "Bonnes vacances".

Pour le patron d'Atout France, cette campagne semble "à tous points de vue, revêtir un caractère disproportionné et nuit - bien qu'implicitement - à l'image d'une de nos régions les plus touristiques", et "par extension", à celle de l'ensemble du territoire français.

La campagne de FNE sur les organismes génétiquement modifiés, les pesticides et les algues vertes, avait été jugée "particulièrement déplacée" par Nicolas Sarkozy lors du salon de l'agriculture.

Elle a déjà provoqué de nombreuses réactions hostiles, notamment en Bretagne, où le Conseil régional a annoncé qu'il allait assigner en justice la fédération écologiste pour "atteinte à son image"

Le jury de déontologie publicitaire est chargé de vérifier de manière impartiale et transparente la bonne application des règles professionnelles à partir de la plainte de tout consommateur.

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http://lemediascope.fr/wp-content/uploads/2011/02/agriculture-intensive-FNE-.png

La campagne d’affichage choc lancée par France nature environnement à la veille du salon de l’agriculture a fait ressurgir le vieux conflit entre défenseurs de l’environnement et partisans de l’agriculture intensive. Malgré le dialogue initié par le Grenelle, deux visions de l’agriculture continuent de s’opposer.
« Déplacée », « choquante », « scandaleuse ». La nouvelle campagne d’affichage de France Nature Environnement (FNE) est venue rappeler le fossé qui sépare défenseurs de l’environnement et partisans de l’agriculture intensive. En quelques jours, le consensus de façade issu du Grenelle environnement a laissé sa place aux réactions indignées d’une partie du monde agricole. Mises en cause par l’un des visuels, les interprofessions porcines et bovines ont ouvert les hostilités en demandant (sans succès) l’interdiction de la campagne. Une contestation immédiatement relayée par la région Bretagne qui a assigné le collectif d’associations pour diffamation pour avoir fait le lien entre élevage industriel et prolifération des algues vertes. Optant pour la voie diplomatique, le Forum de l’Agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement (Farre) a de son côté regretté qu’FNE ait choisi la « provocation » alors qu’une « concertation constructive » existe entre la profession agricole et les associations environnementales. « Au lieu d’attiser les peurs de nos concitoyens, FNE gagnerait à regarder la réalité en face », a estimé l’association qui rappelle que les agriculteurs sont engagés dans une « course contre la montre » pour « réussir à nourrir 9 milliards d’êtres humains d’ici 2040, tout en utilisant moins de chimie, moins d’eau, moins de terre ».

NKM, seule contre tous

Il n’en fallait pas moins pour que la majorité, en pleine reconquête de l’électorat agricole, se saisisse du dossier. Après que Bruno Lemaire ait jugé « scandaleuse » l’initiative de FNE qui « rend les agriculteurs responsables de tous les maux », Nicolas Sarkozy s’est offert dimanche un long monologue sur la question lors de l’ouverture du salon de l’Agriculture. « Qui peut mieux défendre l’environnement que ceux qui vivent dans la nature ? Pas ceux qui en parlent, pas ceux qui veulent faire des photos à côté de la nature » a taclé le chef de l’État, se disant « choqué par cette campagne de communication très déplacée ». Une fois de plus, la seule voix discordante est venue du ministère de l’Écologie dont la locataire, Nathalie Kosciusko-Morizet a défendu « le droit d’expression des associations environnementales. « FNE a choisi d’affirmer ses inquiétudes sur un certain modèle agricole avec des visuels un peu chocs. C’est un style contemporain qu’on trouve dans d’autres campagnes de communication, y compris dans certaines campagnes de l’Etat », a estimé la ministre.

Front commun des défenseurs de l’environnement

Les défenseurs de l’environnement et de l’agriculture biologique ont quant à eux volé au secours de FNE, dénonçant tour à tour les réactions de l’État et des tenants de l’agriculture industrielle. Le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) regrette ainsi que le ministre de l’Agriculture ait choisi de « victimiser le monde agricole  » au lieu de regarder en face les «  problèmes sanitaires et environnementaux liés au mode d’agriculture qui a été imposé au monde agricole depuis 60 ans ». La fédération nationale d’Agriculture biologique (FNAB) estime que loin d’être diffamatoire, la campagne de FNE est fondée sur des «  faits avérés  » et qu’il est du devoir de l’organisation de « briser le bouclier idéologique soigneusement entretenu par une partie du monde agricole depuis des dizaines d’années ». « Une agriculture de qualité, basée sur des principes agro-écologiques, est d’ores et déjà en capacité de nourrir la planète au Nord comme au Sud », assure la FNAB. « Est-il possible dans ce pays d’ouvrir le débat sur les questions agricoles sans que l’on nous reproche d’opposer les Français les uns aux autres ?  » s’interroge quant à lui le président de FNE Bruno Genty pour qui « il n’est pas déplacé de demander la mise en œuvre complète des engagements " agriculture " du Grenelle ».
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