Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.
Trois jours plus tard, les Césars publieront à leur tour leur liste de nominations. En France, la saison des trophées reste moins frénétique. Elle a bien commencé pourThe Artist qui a remporté le Lumière du meilleur film, remis le 13 janvier par la presse étrangère à Paris.
Selon l'usage hollywoodien, c'est le producteur de The Artist, Thomas Langmann, entouré de l'équipe du film, qui a accepté le trophée du meilleur film. Il l'a dédié à son père, Claude Berri, rappelant que celui-ci, lauréat de l'Oscar du court métrage pour Le Poulet en 1966, n'avait pas eu les moyens de se payer un billet pour Los Angeles le jour de la cérémonie.
Plus tôt, en recevant son trophée des mains de Mark Wahlberg, Jean Dujardin s'était souvenu de l'agent qui lui avait prédit qu'il ne ferait pas de cinéma parce que son visage était "trop expressif". "Je n'y peux rien, mes sourcils sont indépendants", a expliqué l'acteur avant de conclure par une "citation de Douglas Fairbanks", forcément inaudible.
Le compositeur Ludovic Bource a rendu hommage à Bernard Herrmann, le musicien d'élection d'Alfred Hitchcock - dont la partition pour Sueurs froides est citée dans The Artist. Cet emprunt tout à fait assumé avait suscité une réaction furieuse de l'actrice Kim Novak, la star de Sueurs froides.
Le "Dieu" Harvey Weinstein
En revanche, le trophée du meilleur réalisateur (pour lequel on ne distingue pas entre drame et comédie) a échappé à Michel Hazanavicius, donné favori. CeGolden Globe est allé à Martin Scorsese pour Hugo Cabret pendant que The Descendants, d'Alexander Payne, remportait, dans la catégorie "drama", le Globe du meilleur film et du meilleur acteur, à George Clooney. Woody Allen a été distingué pour le scénario de Minuit à Paris. Dans la catégorie film en langue étrangère, le Golden Globe est allé au long métrage iranien Une séparation, d'Ashgar Farhradi.
Ces prix ont donc échappé à Harvey Weinstein, le président de la Weinstein Company, passé maître dans l'art de faire campagne pour les trophées hollywoodiens. The Descendants, qui sortira en France le 25 janvier, est un film Fox, et Hugo Cabret est distribué aux Etats-Unis par la Paramount. Mais My Week With Marilyn (meilleure actrice dans une comédie pour Michelle Williams) et La Dame de fer (meilleure actrice dramatique pour Meryl Streep) sont des films Weinstein, tout comme l'était en 2011 Le Discours d'un roi, qui avait soufflé l'Oscar du meilleur film au Social Network de David Fincher. En remerciant Harvey Weinstein, Meryl Streep l'a gratifié du gentil sobriquet de "Dieu".
Les Golden Globes étaient présentés pour la troisième fois de suite par le comédien anglais Ricky Gervais - qui s'était distingué en 2011 par ses plaisanteries irrévérencieuses à l'endroit des organisateurs, la Hollywood Foreign Press Association, dont les règles de cooptation des membres, la gestion des ressources et les liens financiers avec les studios sont régulièrement mis en cause. "Les Golden Globes sont aux Oscars ce que Kim Kardashian [star de la télé réalité] est à Kate Middleton, plus vulgaire, plus alcoolique, plus facile à acheter - mais rien n'a été prouvé", a expliqué Ricky Gervais dans son monologue d'ouverture.
En route pour les Oscars
Les deux années passées, le film couronné par les Golden Globes n'a pas remporté l'Oscar. The Artist sera probablement nommé plusieurs fois par l'Académie, mais la victoire du film dans les grandes catégories est incertaine. Contrairement aux Globes, les Oscars ne font pas la distinction entre comédie et drame. Dimanche, le film de Michel Hazanavicius avait pour concurrents Mes meilleures amies, My Week With Marilyn, 50/50 et Minuit à Paris. Jean Dujardin l'a emporté sur Joseph Gordon Levitt (50/50), Brendan Gleeson (L'Irlandais), Ryan Gosling (Crazy Stupid Love) et Owen Wilson (Minuit à Paris). Pour l'Oscar, The Artist, s'il est nommé, devrait se retrouver face aux films de Steven Spielberg et Martin Scorsese ; Jean Dujardin pourrait avoir pour concurrents Leonardo DiCaprio(pour J. Edgar, de Clint Eastwood) ou George Clooney.
Thomas Sotinel