Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.
Qu'est-ce qu'une eau polluée ? En voici la définition adoptée à Genève en 1961 par des experts. « Un cours d'eau est considéré comme étant pollué lorsque la composition ou l'état de ses eaux sont, directement ou indirectement, modifiés du fait de l'activité de l'homme dans une mesure telle que celles-ci se prêtent moins facilement à toutes les utilisations auxquelles elles pourraient servir en leur état naturel ou à certaines d'entre elles. » Cité dans « La pollution des eaux » par René Colas, « Que sais-je ? ». n° 983, (P.U.F., p. 9)
Dans quelles conditions les eaux de surface (rivières, lacs, étangs, etc.) sont-elles polluées ?
On peut distinguer deux grands types de pollution :
v chimique,
v thermique.

La pollution chimique est provoquée par le rejet dans les rivières de matières organiques ou minérales :
— les matières organiques dégradables, qui réclament pour leur transformation, la présence d'une quantité suffisante d'oxygène : il s'agit essentiellement des eaux d'égouts urbains, des effluents des industries agricoles (laiteries, porcheries industrielles) et alimentaires, et d'une partie des eaux de papeteries et d'industries textiles ;
— les matières organiques non dégradables par les fermentations, c'est-à-dire par l'action de micro-organismes vivants. Ces substances non biodégradables (plastiques, etc.) s'accumulent, imputrescibles...
— Les matières minérales en suspension, qui se déposeront par décantation et occuperont le lit de la rivière ; elles proviennent de l'extraction des combustibles minéraux, des minerais, des matériaux de construction, des ateliers de lavage, de la transformation et du conditionnement de ces minerais ou matériaux ;
— enfin, les substances minérales dissoutes, toxiques ou désagréables.
En ce qui concerne l'origine de tous ces déchets, nous retrouvons les trois rubriques classiques :
— effluents industriels : acides, phénols, cyanures, détergents, hydrocarbures ;
— effluents agricoles : épandage excessif d'engrais, de pesticides ;
— effluents urbains : détergents, etc.
Mais quels sont les effets de ces charges polluantes ? Ils sont multiples :
— Formation de films et de mousses qui empêchent la réoxygénation de la rivière (il s'y ajoute le développement superficiel des plantes aquatiques (eutrophisation) lié à l'apport de matières organiques) ;
— Infiltrations dans les terrains : ex. essence ;
— Empoisonnement de la flore et de la faune par les toxiques ;
— Difficultés d'épuration dans les stations d'épuration biologiques en raison de l'inhibition des bactéries chargées de la réoxygénation ;
— Radioactivité des eaux du fait du développement du déversement des résidus radioactifs dangereux.
La pollution thermique intervient le plus souvent lorsque des usines rejettent des effluents à 60°, 70°, voire 80°. La destruction de la faune et de la flore est presque toujours totale.
A l'action directe de l'élévation de température s'ajoute une action indirecte : les réactions chimiques et en particulier les fermentations s'accélèrent lorsque la température s'élève, l'oxygène est utilisé dans ces fermentations et les poissons s'asphyxient dans une eau trop pauvre en oxygène.
La pollution des eaux ne se limite pas aux eaux de surface ; les nappes aquifères sont progressivement chargées de pesticides, de sels minéraux. Trop souvent elles ne pourront plus être utilisées comme sources d'eau potable.