Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.
Silvio Berlusconi reste en place pour le moment mais perd la majorité absolue à la Chambre des députés. C'est le résultat du vote-test auquel était confronté le président du conseil mardi après-midi.
Silvio Berlusconi ne doit la ratification des comptes publics et donc son salut qu'à l'abstention de l'opposition. Au moment du vote, si seulement 308 députés (Silvio Berlusconi en espérait 311) ont validé les comptes, 321 autres, présents dans la salle, ne se sont pas exprimés en signe de contestation. Plus d'abstentions que de votes positifs, le président du conseil n'a donc plus de majorité. Et les appels à sa démission se multiplient.
Tout comme Umberto Bossi, le chef de la Ligue du Nord, allié de Berlusconi. Mardi matin, il proposait de nommer Angelino Alfano, le numéro un du Peuple de la liberté (PDL), le parti de Silvio Berlusconi, à la place du "Cavaliere".
Même au sein du gouvernement, la fronde se fait sentir. "La majorité n'existe plus", constatait dès dimanche soir son ministre de l'intérieur, Roberto Maroni, membre de la Ligue du Nord.
Dans ces conditions, à l'issue du vote, Silvio Berlusconi a rencontré les principaux dirigeants de la Ligue, M. Bossi, Roberto Maroni ainsi que le ministre des finances, Giulio Tremonti (qui n'appartient pas à la Ligue mais en est proche) pour décider de la marche à suivre : démissionner ou résister encore.
Il va aussi rencontrer le président de la République, Giorgio Napolitano, a annoncé mardi le ministre de la défense, Ignazio La Russa. Mais sans donner d'indications sur l'avenir du dirigeant italien. "Personne ne sous-estime le vote d'aujourd'hui mais l'opposition dispose toujours d'un nombre de voix inférieur au nôtre", a-t-il affirmé.
"JE VEUX REGARDER DANS LES YEUX CEUX QUI ME TRAHISSENT"
Depuis son retour du sommet du G20 de Cannes, vendredi, M. Berlusconi tente par tous les moyens de convaincre les rebelles potentiels de ne pas quitter le navire de la majorité en leur tenant le discours suivant : vous n'avez nulle part où aller et vous serez récompensés en restant à mes côtés.
Silvio Berlusconi a prouvé, ces derniers mois, sa capacité à résister aux frondes internes. Il rencontre les indécis, multiplie les coups de téléphone. Un député de la coalition a raconté, après un entretien avec lui, que le président du Conseil était prêt à les récompenser par des "postes bien mérités" au gouvernement.
Il Giornale, le quotidien du frère de Silvio Berlusconi, Paolo, le comparait mardi au Christ et qualifie de Judas les députés qui seraient sur le point de le lâcher. "Je veux regarder droit dans les yeux ceux qui me trahissent", ajoute le journal citant le chef du gouvernement italien.
Lundi, il a démenti les rumeurs de démission imminente circulant sur les marchés financiers et sur Internet, et alimentées par certains de ses proches.
TAUX D'EMPRUNT RECORD
Le vote s'est tenu dans un contexte de pression des marchés : les taux d'emprunt du pays ont atteint un nouveau record mardi (6,6%, après le vote) sur les titres à dix ans et s'approchent d'un niveau intenable sur la durée au regard de la dette colossale du pays (1.900 milliards d'euros, environ 120% du PIB).
Autre souci pour le gouvernement italien : une mission du Fonds monétaire international (FMI) se rendra en Italie prochainement pour y mener une analyse détaillée, a déclaré mardi Christine Lagarde, directrice générale du FMI.
Troisième économie de la zone euro, l'Italie est, depuis plusieurs mois présentée, comme le prochain Etat de l'Union européenne menacé par la crise de la dette après la Grèce. Un défaut de paiement de l'Italie serait dévastateur pour la zone euro en raison de la taille de son économie. Bien trop importante pour bénficier d'un plan de sauvetage, jugeait mardi matin, la ministre des finances autrichienne, Maria Fekter.
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