Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.
Le débat sur la commercialisation et la pêche du thon rouge d’Atlantique et de Méditerranée s’est achevé ce jeudi à Doha au Qatar. La Cites (La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacés d’extinction) a donné l’autorisation de cette pêche. Tokyo peut se félicité de cette victoire, pays qui consomme près de 80% des thons rouge qui sont pêchés.
Les protestations monégasques et les critiques des pays Européens, de la Suisse, Norvège, et quelques pays du continent Sud Américain n’auront pas pesé bien lourd dans la balance. Même les ONG, telles que WWF ou Greenpeace, très présentes sur ce dossier n’auront pas eu l’occasion d’affirmer leur position.
Un ralliement africano-japonais. Le Japon, principal consommateur de ce thon rouge, s’opposant à une réglementation, ou encore pire, à une classification de cette espèce comme étant menacé, s’est assuré le maintien des pays africains. Comment allez-vous me dire ? Simple, bien que ces pays africains ne consomment que le thon rouge de manière exceptionnelle, voire une consommation nulle, les japonais ont sorti des arguments de poids : « Les Japonais ont été voir les pays du Sud pour leur expliquer que si la Cites commençait à se mêler de pêche, le tour d’autres espèces qui les touchent plus directement viendrait » raconte un observateur français.
No way for the proposition. La proposition de classer le thon rouge comme espèce menacé visant à interdire sa pêche, a été largement rejetée par ses membres. 68 voix contre, et seulement 20 favorables. Notons le fort taux d’abstention, 30 voix ; cela ne vous rappelle pas les régionales 2010 ? En ce qui concerne la deuxième proposition, celle qui prévoyait d’inscrire à l’Annexe 1, a également été rejetée par 72 voix contre 43 pour 24 abstentions. L’abstentionnisme serait-il alors un phénomène de mode dans tous les votes ?
En conséquence. Le Japon salue ce rejet massif. Ils pourront alors importer le thon rouge de la Méditerranée et de l’Atlantique Est. Le premier ministre japonnais Yukio Hatoyama s’est exprimé à ce sujet, « c’est bien ». Pour Monaco et ses « alliés », cela représente plus qu’une défaite car, d’après eux, les stocks de thon rouge diminuerait de manière significative. «Cela signifie que les importations de thon rouge vont continuer pour l’instant, et je pense que c’est bien que son prix n’augmente pas davantage», a souligné le Premier ministre.
Retour de manivelle. Les experts se sont penchés sur la question de la consommation de poisson des japonais. Ils arrivent à la conclusion que ce pays ne s’approvisionne pas uniquement dans l’Atlantique et pêche encore davantage dans l’Océan Pacifique. En effet, les prises effectuées en moyenne sur une année s’élèvent à 25 000 tonnes dans l’Atlantique contre 19 000 pour l’Océan Pacifique. C’est alors, que, toujours d’après les experts, le thon rouge d’atlantique Est de Méditerranée ne représenterait au final que 10% de la viande de thon consommé dans l’archipel nippon. Les dirigeants de Tokyo avaient peur d’une plus grande interdiction par la suite, c’est pourquoi ils ont été en prise directe à Doha poru manifester leur opposition au projet en cours.
La relève de l’ICCAT. Le dossier va finir sur les bureaux de l’ICCAT (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique). Cette commission réunit près de 50 pays pêcheurs. Cette commission s’est attachée en novembre dernier à réduire les prises autorisées dans cette zone de pêche : on passerait de 22 000 tonnes pour l’année 2009, à 13 500 pour l’année en cours. Les ONG et les Etats s’élèvent contre les décisions de Doha et la CITES. Ils l’accusent de mettre en danger la survie de l’espèce. Le Japon, quant à lui, s’est largement engagé à respecter cette espèce, à al sauvegarder. « Nous avons des engagements » assure le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Hirotaka Akamatsu qui a promis que le Japon jouerait un rôle «moteur» dans ce domaine. «Nous avons désormais la responsabilité de le faire».
Le mécontentement des ONG. "Il y a un camp qui fait du lobbying depuis 8 mois et un autre qui s'y est mis la semaine dernière", déplore alors Charles Braine, de l'organisation WWF France. Ce rejet de la proposition peut signifier tout simplement l'arrêt de vie de l'espèce. Cette ONG est suivie par Greenpeace, qui partage cet avis : "Que dire d'une puissance européenne qui se veut forte, mais qui, dans les négociations à l'échelle internationale, ne tient pas sa position de leader, et ne s'est d'évidence pas donné les moyens de la défendre.
Monaco fait de la résistance. Faute à la CITES de n'avoir trancher véritablement le problème, c'est la CICTA (COmmission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique) qui gérera au "mieux" ce dossier. C'était pour contourner la CICTA que la principauté monégasque avaie teu recours à la CITES. "La majorité des pays a décidé de faire confiance à la CICTA, jugeant qu'elle avait tous les éléments pour résoudre le problème. Qu'elle le montre, s'est esclaffé jeudi Patrick van Klaveren. Sinon nous allons nous retrouver la prochaine fois dans la même situation".
La prochaine réunion de la CICTA doit se tenir à Paris en novembre prochain. Feu vert pour la consommation de thon rouge, l’archipel japonais s’exalte de cette semi victoire. En effet, les dirigeants nippons restent lucides. Pour eux, il faut tenir leurs engagements dorénavant. Ils doivent gérer au mieux les stocks et préserver l’espèce.