Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.
Moins de deux semaines après les soulèvements en Tunisie, l'Egypte entre, elle aussi, dans une période de contestation. Deux régimes politiques similaires donneront-ils lieux à deux révolutions populaires? L'EXPRESS.fr fait le point sur le système politique Egyptien.
La révolution du Jasmin va-t-elle se propager jusqu'en Egypte ? Les points communs ne manquent pas : un pouvoir autocratique en place depuis des dizaines d'années, des élections qui n'en portent que le nom, un appareil sécuritaire et policier démesuré... Mais les différences qui séparent le régime égyptien et celui qui vient de chuter en Tunisie pourraient bien aussi faire avorter la contestation populaire qui gronde.
"Une certaine dose de liberté d'expression"
Mohammed Hosni Moubarak, au pouvoir en Egypte depuis 1981, parvient à se maintenir à la tête de l'Etat depuis plus de trente ans en resserrant l'étau sécuritaire en période d'élections. Pour le politologue du CNRS Jean-Noël Ferrié, "le système Moubarak est très habile. Il distille une certaine dose de liberté d'expression. Il n'empêche pas le débat, il le contrôle. Cela permet à la population d'avoir un sentiment de liberté." D'après ce spécialiste de la politique contemporaine égyptienne, "une grande partie des médias est verrouillée, mais les journaux d'opposition existent et ne mâchent pas leurs mots. Moubarak n'est pas dérangé par la critique, il la maîtrise et fait en sorte qu'elle ne se propage pas."
Des revendications sociales mais pas politiques
Du côté de la rue, la contestation existe aussi. Depuis les années 2000, la chape de plomb qui recouvrait jusqu'à l'idée d'une manifestation s'est doucement fissurée. Les grandes grèves de 2006 et 2008 ont provoqué de légers reculs du pouvoir. Des secteurs qui jusque là n'étaient pas concernés se sont tour à tour réveillés, comme les employés des taxes ou les médecins. Pour Tewfik Aclimandos, chercheur associé à la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France "Il ne faut pas sous-estimer la souplesse de ce régime. Il a su gérer l'émergence de ces manifestations. Il a réussi à les localiser et à empêcher la jonction des différents intérêts. Ce régime laisse s'exprimer des revendications sociales du moment qu'elles ne deviennent pas politique."
Les manifestations du 25 janvier dernier ont réunies près de 15 000 personnes. Un chiffre à remettre en perspective avec les 80 millions d'Egyptiens qui composent le pays. Soit plus de 8 fois la, population tunisienne.
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