Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.
Clearstream 2L’Affaire Clearstream
(Ou Affaire Clearstream 2/ Affaire du Corbeau)
Il existe en fait 2 affaires Clearstream.
Clearstream 1 :
Scandale financier lancé en 2001 par la publication du livre Révélation du journaliste
Denis Robert. Il existerait dans la banque luxembourgeoise Clearstream des comptes
occultes qui serviraient à faire circuler des fonds pour blanchir de l’argent ou payer des
malversations…
-La banque attaque le journaliste en diffamation : Elle est déboutée.
-Une enquête européenne sur la banque est ouverte. Elle ne donnera rien.
Fin de la première affaire
Clearstream 2 :
Contexte : une double rivalité
→ Rivalités dans la succession pour la présidence d’EADS.
→ Rivalités politique entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin à l’approche des
Présidentielles.
Lancement de l’Affaire
→ Depuis 2001, le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke enquête sur l’affaire des Frégates de
Taiwan. En 2004, il reçoit des lettres anonymes qui reparlent des comptes occultes de
Clearstream. Ceux-ci auraient servi à faire transiter l’argent des frégates. Puis il reçoit un
listing de ces comptes avec plusieurs noms de personnalités politiques impliquées.
= Parmi ces comptes, deux sortent du lot : Stéphane Bocsa » et « Paul de Nagy : Sarkozy
Egalement mis au courant, l’Intérieur relance une enquête…
→ Fin 2004, le juge comprend qu’il s’agit d’une manipulation. L’enquête est classée sans suite.
→La DST ouvre une nouvelle enquête sur cette falsification. Sarkozy s’y présente comme victime
d’un complot.
En 2007 il se porte partie civile (alors qu’il est Président de la République !)
: PROCES (du 21 septembre 2009 au 28 janvier 2010)
Les participants :
→Jean-Louis Gergorin : C’est en fait le corbeau qui a envoyé les lettres. C’est lui qui aurait fait
trafiquer les listings. Il est alors Vice-président d’EADS et soutient Phillipe Camus pour la
présidence du groupe. Ils s’opposent à Noël Forgeard et Phillipe Delmas. Ce dernier se
retrouve sur la liste de Clearstream… Gergorin contacte De Villepin (ministre de l’intérieur)
pour déclencher l’enquête qui sera ensuite stoppée net.
= Il est reconnu COUPABLE de dénonciation calomnieuse, usage de faux, recel
d'abus de confiance et vol. Il est condamné à 3 ans de prison dont 15 mois de prison ferme
et 40 000 euros d'amende.
→Imad Lahoud : Trader-informaticien chez EADS, le journaliste Denis Robert lui remet les
listings non-falsifiés pour qu’il les analyse car il connait très bien le fonctionnement de la
banque. Son supérieur Jean –Louis Gergorin va lui demander de les trafiquer.
= Il est reconnu COUPABLE de complicité de dénonciation calomnieuse, de faux,
d'usage de faux et de recel d'abus de confiance. Il est condamné à 3 ans de prison dont 18
mois de prison ferme et 40 000 euros d'amende.
→Denis Robert : Il est RELAXÉ car « liberté d’expression »
→Dominique de Villepin : Il est alors Ministre de l’Intérieur. Mis au courant de l’affaire par
Gergorin, c’est lui qui demande le lancement de l’enquête sur Sarkozy (C’est le général
Rondot qui va se charger de celle-ci). Il a toujours dit n’avoir jamais été au courant du
caractère faux des listings. Il a aussi dénoncé l’ « acharnement » de Sarkozy.
=Il est RELAXÉ. Mais le procureur de Paris, Jean-Claude Marin (Nommé par
Sarkozy) fait appel du jugement…
→ Nicolas Sarkozy : Le procès Clearstream, c’est sa bataille personnelle. Il est persuadé qu’un
complot voulait le couler avec en chef d’orchestre De Villepin. Le président est-il un
justiciable comme les autres ? S’il ne fait aucun doute que Nicolas Sarkozy ne peut être
poursuivi durant son mandat (art. 67 de la Constitution), le plus grand flou règne quant à
son droit de se constituer partie civile.
C’est la première fois qu’un président use (abuse ?) de ce vide juridique. Son pouvoir de
nomination des haut-magistrats pose la question de l’équitabilité des procès.
OUVERTURE :
→En toile de fond de ce procès, l’approche des élections présidentielles de 2012 dans lesquelles
De Villepin serait un concurrent plausible à Sarkozy…
→Enfin, la falsification de ces listings a tout de même fait oublier leur existence originelle et le
possible réseau de malversation qu’il y avait peut-être derrière.