L'aéroport de Pékin a annulé ou retardé plus de 150 vols le 9 janvier à cause du brouillard de pollution sur la capitale chinoise réduisant la visibilité à moins de 200 mètres.
La commissaire européenne chargée du climat, Connie Hedegaard, a réagi sur Twitter : « Est-ce qu'il ne serait pas moins coûteux pour la Chine de réduire et de payer sa pollution ? »
En Europe, le marché des quotas d'émission de gaz à effet de serre n'en finit plus de s'effondrer. Depuis un an, la tonne de CO2 a perdu plus de la moitié de sa valeur.
La commission européenne semble résolue à ne pouvoir y faire grand chose, constate Reuters. Le marché des quotas d'émission, principal outil de l'Europe contre le réchauffement, continue à payer son péché originel, aggravé par le ralentissement de l'économie : l'excès de quotas mis en vente, obtenu par les industriels lors de sa création.
Bouclons vite fait la boucle : l'Union européenne se félicite du ralentissement de ses émissions de gaz à effet de serre (qui semble plus dû à la crise de 2008 qu'à tout autre facteur). Mais si l'on tient compte des émissions provoquées par la fabrication des objets d'importation, on s'aperçoit par exemple que les émissions annuelles des Français n'ont aucunement décru, mais se sont au contraire envolées de 25 % depuis 1990. Oui oui, grâce à l'asphyxie de la Chine.