Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.
Changement complet d'atmosphère jeudi soir à Benghazi. Après 48 heures d'angoisse, la foule laissait éclater sa joie avant même l'adoption attendue d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant le recours à la force pour protéger les civils. Une marée humaine s'est massée devant le tribunal de la capitale de la révolution, siège du Conseil national de transition, agitant des drapeaux verts noir et rouge, symbole de l'insurrection, mais aussi des bannières égyptienne et qatarie, pour remercier ces pays de leur action. Tout en chantant des slogans hostiles à Kadhafi, la foule a écouté le discours du leader libyen retransmis par la radio nationale.
Dans son style vociférant et imagé, le Guide libyen a menacé les habitants de Benghazi, la deuxième ville du pays avec plus d'un million d'habitants, d'un assaut imminent: « Nous venons ce soir et il n'y aura pas de pitié », a-t-il annoncé, électrisant encore un peu plus la foule. Toute la journée d'heir, Bengazi était gagné par la panique: les commerces ont fermé et la zone de l'aéroport, à l'ouest de la ville, a été bombardée par l'aviation gouvernementale. « Jetez vos armes, rentrez chez vous ou fuyez et vous serez saufs », a déclaré le colonel, s'adressant aux rebelles qu'il a traité à plusieurs reprises de « drogués », « d'infidèles » et de « traîtres », manipulés par Américains, Anglais et Français, qui veulent « recoloniser » la Libye, mais aussi par des pays du Golfe, comme le Qatar et le Koweit.
Conscient que le temps presse désormais, Kadhafi, qui s'est référé à la résolution de l'ONU en préparation, a incité les habitants de Benghazi à pourchasser les rebelles eux-mêmes, appelant les membres des« comités révolutionnaires » à passer à l'action et les militaires dissidents à rejoindre les rangs gouvernementaux. « Vous serez pardonnés, a-t-il juré. Ceux qui ont été forcés de me critiquer restent mes fils. » Il s'est adressé aussi à la principale tribu locale. Il est allé jusqu'à se comparer à Franco, qui avait pris Madrid « grâce à une cinquième colonne ».
Ces imprécations, aussi menaçantes et étayées soient-elles, ressemblent à celles d'un homme aux abois. Le raid aérien américain de 1986, auquel Kadhafi avait échappé de peu, l'avait laissé traumatisé.« Cet homme est fou, nous déclarait hier soir Yassine al-Senoussi, un habitant de Tobrouk. Il faut en finir au plus tôt car il est capable de faire ce qu'il dit. »