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  • : Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.
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  • Savarit Johnatan
  • Etudiant en histoire et en journalisme, le thème de l'environnement me préoccupe beaucoup sans toutefois faire les choses que je voudrais faire. J'espère que par ce biais quelques uns auront conscience de l'impact de l'Homme dans le MONDE.
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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 10:09
Enerzine se propose de reprendre et de relayer des informations sur le gaz et l'huile de schiste publiées par le ministère de l'Ecologie et du Développement durable, dans l'objectif de mieux faire connaître à ses lecteurs (non spécialistes), les enjeux et les problématiques liés à ces hydrocarbures non conventionnelles. Le gaz de schiste et l'huile de schiste sont des hydrocarbures contenus dans des roches sédimentaires argileuses, situées entre 1 et 3 kilomètres de profondeur, qui sont à la fois compactes et imperméables. Le gaz de schiste C'est un gaz "non conventionnel", c'est à dire un gaz qui se trouve piégé dans la roche et qui ne peut pas être exploité de la même manière que les gaz contenus dans des roches plus perméables. Son exploitation nécessite le plus souvent des forages horizontaux et une fracturation hydraulique de ces roches profondes. Le gaz remonte à la surface à travers un tube en acier puis rejoint un gazoduc. L'huile de schiste Il s'agit de pétrole contenu dans une roche que les géologues appellent « roche mère ». Cette roche mère était initialement un sédiment marin très riche en matière organique (comme par exemple le plancton). Avec l’enfouissement au cours des temps géologiques, la matière organique sous l’effet d’un accroissement de la température s’est transformée en pétrole qui imprègne la totalité du sédiment devenu une roche microporeuse et imperméable (c'est-à-dire dont les pores de taille microscopique ne communiquent pas entre eux). Une partie du pétrole contenu dans la roche mère a été expulsée et a migré vers le haut jusqu’à rencontrer une roche magasin (appelée "poche" populairement) protégée par une barrière étanche pour former un gisement dit « conventionnel ». Une autre partie du pétrole, plus importante (appelé "huile de schiste" populairement), est restée piégée dans la roche mère pour former un gisement de pétrole dit « non conventionnel ». Il y a une quinzaine d’années, on ignorait comment exploiter ce gaz contenu dans ces formations géologiques. Ce gaz est aujourd'hui extrait en grande quantité aux États-Unis où il représente 12 % de la production locale de gaz contre seulement 1 % en 2000. En Europe et notamment en France, l’évaluation de ce type de ressources démarre à peine. Selon certains experts, les réserves mondiales de gaz de schiste seraient 4 fois plus importantes que les ressources en gaz conventionnel.
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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 00:09

 

Depuis le séisme survenu le 11 mars au Japon, et la catastrophe nucléaire qui s'ensuivit à Fukushima, becquerels, grays et sieverts sont devenus familiers. Sait-on pour autant ce que mesurent précisément ces unités de mesure des rayonnements ? Comment elles sont nées ? Quels physiciens leur ont donné leur nom ? Répondre à ces questions revient, en fait, à parcourir toute l'histoire de la radioactivité. L'une des rares disciplines scientifiques dont on peut exactement dater et situer l'origine.

Le 8 novembre 1895, à Würzburg (Allemagne), alors qu'il étudie le courant électrique dans un tube de Crookes - une sorte d'ancêtre des tubes des téléviseurs -, Wilhelm Röntgen fait une découverte incroyable : un élément inconnu rend luminescent un écran de platino-cyanure de baryum placé à un mètre de distance. Wilhem Röntgen en déduit que son appareil émet des rayons invisibles et très pénétrants, qu'il nomme "rayons X" tant leur nature reste mystérieuse.

Röntgen constate également que ces rayons impressionnent les plaques photographiques, et que l'on peut ainsi visualiser les os à l'intérieur du corps. La radiographie de la main de sa femme (connue comme "La main de Bertha") fait le tour de l'Europe, et sa découverte est publiée auprès de la société physico-chimique de Würzburg le 28 décembre 1895. Le même jour, le premier film des frères Lumière est projeté à Paris... Si bien que le profane mélangera longtemps le cinématographe et les films aux rayons X !

Cette découverte allait quelques mois plus tard en entraîner une autre, à laquelle le hasard participa une fois de plus. Tentant de prolonger les travaux de Röntgen en utilisant la lumière solaire, le physicien français Henri Becquerel dépose sur des plaques photographiques des sels d'uranium. Mais la pluie tombe sur Paris, et le physicien range ses plaques dans un tiroir.

Lorsqu'il les ressort quelques jours plus tard, il s'aperçoit qu'elles ont été impressionnées durant leur séjour à l'obscurité. Avec plus d'intensité encore que celles qu'il exposait habituellement au soleil ! C'est donc que le minerai émet naturellement, sans cause extérieure, des rayons "uraniques". Mais d'où provient l'énergie nécessaire à leur émission ? Ce sera le sujet de thèse de Marie Curie.

En 1897, la jeune Polonaise a 30 ans. Elle est mariée depuis deux ans avec Pierre Curie, et leur première fille, Irène, vient tout juste de naître. La suite figure dans tous les livres d'histoire des sciences. Pierre bricole un électromètre permettant de mesurer des quantités infimes d'énergie, et le jeune couple, dans un laboratoire de fortune, travaille d'arrache-pied pour purifier les éléments radioactifs qui feront leur célébrité.

En 1898, ils annoncent avoir isolé de la pechblende - un minerai riche en uranium - deux nouveaux éléments, beaucoup plus radioactifs que l'uranium : le polonium et le radium. Le 10 décembre 1903, les Curie et Henri Becquerel reçoivent le prix Nobel de physique pour la découverte de la radioactivité et l'étude de ses rayonnements.

A cette date, on ne parle pas encore, ou si peu, des effets biologiques des radiations. "Ce que mesurent Pierre et Marie Curie, c'est l'activité radioactive proprement dite, c'est-à-dire le courant que produisent dans l'air les particules émises", précise Nicolas Foray, radiobiologiste à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Pour quantifier cette activité, les chercheurs ont dans un premier temps recours à deux types d'unités : le röntgen (R), peu utilisé, qui mesure la quantité d'ionisation dans l'air causée par la décroissance radioactive des noyaux atomiques ; et le curie (Ci), qui donne le nombre de particules émises par seconde.

"En 1910, lorsque le Congrès international de radiologie demande à Marie Curie de proposer une unité de radioactivité, cela fait quatre ans que son mari est mort, renversé dans la rue Dauphine par une voiture à chevaux. En son honneur, elle suggère que cette unité soit le curie, et qu'à un Ci corresponde le nombre de particules émises par seconde par un gramme de radium", détaille M. Foray.

L'année suivante, Marie Curie prépare une masse de 21,99 mg de chlorure de radium très pur, qu'elle dépose au Bureau international des poids et mesures (BIPM). Ce premier "étalon" de la radioactivité révèle alors ce que craignaient nombre de physiciens : le nombre de particules émises par un Ci - 37 milliards - est gigantesque ! L'emploi de cette unité devenant avec le temps de plus en plus incommode, elle sera officiellement remplacée, en 1975, par le becquerel (Bq), qui équivaut à une particule émise par seconde : 1 Ci vaut donc 37 gigaBq, et 1 Bq vaut 27 picoCi. Des conversions acrobatiques qui ne facilitent pas l'abandon du curie, employé encore en radiothérapie.

Car les rayonnements ionisants - les manipulateurs de rayons X, à leurs dépens, s'en sont vite aperçus - ont des effets biologiques, et non des moindres... Pierre Curie l'avait vérifié dès 1906 : s'étant appliqué sciemment un tube de radium sur l'avant-bras, il constata les dégâts (rougeurs, brûlures, érythème, nécrose) et publia ses observations. En 1925 se tient à Londres le premier Congrès international de radiologie, qui reconnaît la nécessité d'évaluer et de limiter l'exposition aux radiations.

Mais comment quantifier le nombre de particules reçues par l'organisme ? Autrement dit, comment mesurer la "dose absorbée" ? Il fallait pour cela connaître la propriété physique des particules émises par les différents éléments radioactifs. Savoir à quelle vitesse elles étaient émises. Comprendre ce qu'elles devenaient dans le corps, si toutefois elles l'atteignaient... Vaste programme ! Car la désintégration d'un atome de césium ou d'iode, on le sait maintenant, ne libère pas la même énergie ; les rayonnements émis sont de nature très différente ; et tous ne touchent pas l'organisme de la même manière.

Ce chapitre, auquel Einstein contribue de façon majeure en défrichant le mécanisme de l'effet photoélectrique, s'écrit dans les années 1920-1930. Etape par étape, il permet de déterminer, quelles que soient la nature et l'énergie de la particule incidente, comment celle-ci pénètre et se transforme dans la matière vivante. En 1934, les premières limites de dose sont instituées.

La dose absorbée est tout d'abord exprimée en joule par kilo (J/kg), puis en gray (Gy) - 1 Gy équivalant à l'absorption de 1 J/kg de matière. Le Britannique LouisHarold Gray, figure essentielle de la radiobiologie, est en effet l'un des premiers physiciens à s'être préoccupé des effets biologiques des rayonnements. Et, surtout, il a découvert à la fin des années 1930 que les résultats ne sont pas du tout les mêmes selon que l'on traite des malades atteints de cancer avec des rayons X ou des électrons (comme on le faisait jusqu'alors en radiothérapie) ou avec des neutrons : à même dose physique (même nombre de grays), les neutrons sont 5 à 10 fois plus efficaces pour tuer les cellules tumorales que les rayons X.

"Vous avez un parapluie et il pleut. Pour une même quantité d'eau reçue, une grosse averse vous mouillera probablement plus qu'un petit crachin, illustre M. Foray. C'est la même chose pour les rayonnements : selon le type de particules, les effets secondaires dans l'organisme et les dégâts occasionnés sur l'ADN ne seront pas les mêmes." La dose physique n'étant pas suffisante pour prédire l'effet biologique, Gray élabore la notion d'efficacité biologique relative. Un nouveau pan de la recherche en radiobiologie commence.

Avec lui apparaît une nouvelle unité de mesure : le sievert (Sv), du nom du physicien suédois Rolf Sievert, célèbre pour ses travaux sur les effets biologiques des radiations et pour son implication dans les commissions qui sont à la base des règles de radioprotection actuelles.

Par rapport au gray, le sievert tient compte de deux facteurs de pondération. Le premier, qui traduit l'effet relatif du rayonnement considéré par rapport à un rayonnement de référence (celui des rayons X), permet d'apprécier son impact biologique sur un organe ou un tissu lors d'une exposition uniforme. Mais cette dose dite "équivalente", qui s'exprime en sieverts, ne permet pas de comparer les risques à long terme dus à des expositions localisées, car tous les organes n'ont pas la même sensibilité aux rayonnements.

C'est pourquoi a été introduit un deuxième facteur de pondération, traduisant la sensibilité relative de l'organe considéré. Prescrits par la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), ces deux facteurs de correction permettent, lorsque l'exposition n'est pas reçue de façon uniforme, de calculer une dose qui se rapporte "au corps entier".

Cette dose, dite "efficace" (ou "effective"), présente l'avantage "non seulement de "traduire" toute irradiation, quelles que soient sa nature et sa localisation, par une seule et même grandeur, mais aussi, par addition, d'exprimer par un seul chiffre les risques cumulatifs dus à des expositions successives", précise l'Agence de sureté nucléaire (ASN). La valeur de la dose efficace étant généralement très petite, elle est le plus souvent exprimée en millisieverts (mSv).

Voilà, dans les grandes lignes, comment se sont élaborées les unités de mesure actuelles de la radioactivité... Sont-elles suffisantes ? Nicolas Foray ne le pense pas. "Lorsqu'on évoque les effets biologiques des rayonnements, on considère qu'un gray reçu par quelqu'un qui est radio-résistant et par quelqu'un qui est radio-sensible, cela donnera le même effet ; or il y a des gens qui meurent de la radiothérapie, encore aujourd'hui ! Tout le monde n'est pas égal face aux radiations, mais cette variable n'est toujours pas prise en compte !", s'indigne ce radiobiologiste. L'identification, puis la prise en compte, de ce facteur individuel, qui s'appuiera notamment sur les données de la génétique, constituera selon lui l'un des enjeux majeurs de la radiobiologie de demain. "Lorsqu'on parle d'une augmentation de cancers radio-induits au-dessus d'un seuil de 100 mSv, on ne tient pas compte de ce facteur individuel, ajoute-t-il. Alors même que son existence est prouvée depuis exactement un siècle !" Et de raconter la peu banale aventure à laquelle participa, en 1911, le radiologue français Louis Bouchacourt, qui vit arriver dans son service un couple de jeunes gens voulant se faire épiler... par rayons X.

Bouchacourt hésita, puis accepta. Pour se faire "une opinion personnelle sur cette question si discutée de l'idiosyncrasie en radiothérapie", précise-t-il dans le compte-rendu qu'il présenta, le 31 juillet 1911, devant l'Association française pour l'avancement des sciences. Le titre de cette note - "Sur la différence de sensibilité aux rayons de Röntgen de la peau des différents sujets" - dit assez la conclusion qu'il tira de cette double observation. Un siècle plus tard, le débat sur les effets individuels des faibles doses radioactives n'en reste pas moins à mener. Et l'unité de mesure correspondante à inventer.

Catherine Vincent Illustration Sergio Aquindo
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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 10:41


SIX HEURES DE L’ÉCOLOGIE POLITIQUE 
Qu’est-ce que l’écologie politique ? 
SAINT-DENIS (92) 

Jacques Robin m’a demandé de vous dire ce qu’était l’écologie politique ! Je pense que vous êtes tous au courant, puisque vous êtes là. Mais il peut être utile, pour cadrer la suite de la discussion, de le rappeler. En quelques minutes, ce n’est pas très facile. Le plus simple est de partir des mots eux-mêmes : "écologie politique".

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Qu’est ce que l’écologie ? " Eco " - pour les Grecs, oikos - c’est le domaine, le jardin, la maison (la maison au sens méditerranéen du terme, avec derrière la vigne, les champs, etc.). " Logie ", logos, c’est le sens, le " pourquoi ? ", le " qu’est-ce que cela veut dire ? pour quoi faire ; ? ". Et puis "politique", c’est polis, la cité, l’endroit où l’on discute, où l’on délibère. Ainsi, l’écologie politique, c’est le lieu où l’on délibère du sens de ce qu’on fait, dans la maison, dans les champs, etc. Autrement dit : l’écologie politique, c’est le débat sur la question : " qu’est ce qu’on fout [1] là ? " (Logos, qu’est ce qu’on fait ? ; oikos, là, chez nous)

Les Grecs avaient une façon un peu plus sophistiquée d’approfondir cette question. Il y a d’ailleurs une très belle légende à ce sujet. Homère, devenu vieux, se promenait sur les bords de l’île de Chios, où il était né. Et il rencontre des pêcheurs en train de s’épouiller. Il leur demande : "Qu’est ce que vous faites là ? La pêche a été bonne ?" Et les pécheurs de lui répondre  : "Ce que nous avons pris, nous l’avons laissé sur place, et ce que nous n’avons pas pris, nous l’emportons avec nous". Alors Homère s’est gratté le crâne pour comprendre ce que voulait dire cette énigme. Et n’ayant pas trouver la solution, il s’est suicidé… dit-on. Les livres disent que la solution, c’est : les poux. Les pêcheurs sont en train de s’épouiller, donc ceux qu’ils prennent, ils les laissent sur place, et puis ceux qu’ils ne prennent pas, ils les emportent avec eux. Je racontais cette histoire à un poète de l’ex-Yougoslavie, à la fin de la guerre de Bosnie. Il me dit : "Attendez, ce n’est pas possible. Les Grecs n’ont pas pu donner un sens aussi vulgaire à une énigme portant sur la mort d’Homère. Ils devaient plutôt penser à la question de la mort, du sens de la vie. Et, en fait, la solution, c’est plutôt quelque chose comme : les biens matériels". Ce que nous aurons pris, nous le laisserons sur place, et ce que nous n’aurons pas pris, nous l’emporterons avec nous.

Je crois que ce poète avait trouvé effectivement la solution de l’énigme. Pour nous, écologistes, dans une société mondialisée et ravagée par le libéralisme, la première partie de la phrase apporte, sur la question du sens de notre activité, une réponse lumineuse. Ce que nous aurons pris sur cette terre, sur cette planète, nous le laisserons sur place. Cela nous dit à nous, à la fois en tant qu’individus, dans notre destin personnel, et en tant qu’humanité, dans notre destin collectif et historique, que ce que nous aurons " pris ", c’est ce que nous laisserons sur place, c’est ce qui n’a pas de sens véritable pour nous, mais qui peut, au contraire, ravager la vie des autres. Ce qu’auront pris les Bill Gates, les Desmaret, et tous les barons de la new economy ou de la old economy, que ce soit l’économie du pétrole ou celle de l’internet, ce qu’ils auront pris, c’est-à-dire les stock options, ils ne les emporteront pas au paradis. En revanche, ce qu’ils laisseront sur place, ce sont des galettes de fioul cancérigène qui souillent nos plages, et des giga-octets totalement inutiles, vérolés de virus et de bugs, qui encombrent déjà nos ordinateurs.

Plus difficile à comprendre est la seconde partie de la phrase. Ce que nous n’aurons pas pris ? ce que nous aurons donc donné, laissé en commun à tous, le réseau de relations que nous aurons pu construire, c’est cela que nous emportons avec nous, à la fois en tant que souvenir de notre personne individuelle, notre personne mortelle, mais également en tant que destin collectif de l’humanité. Ce que nous n’aurons pas pris, c’est-à-dire ce que nous aurons construit ensemble, les uns pour les autres, pour vivre mieux ensemble, pour apporter à tous, donc aux autres et donc à nous-mêmes, plus d’occasions de bonheur, c’est cela que nous emporterons avec nous, c’est cela qui donne sens à l’activité de l’humanité dans sa " maison ".

Or nous vivons aujourd’hui justement dans une économie " mondialisée ", nous sommes dans cette " nouvelle ère " dont nous a parlé Jacques Robin, où la relation, la communication, l’information seront au cœur de l’économie du XXIè siècle. L’économie : la mesure de la façon dont on vit dans la maison, dans le jardin. La différence entre l’économie et l’écologie, c’est que l’économie parle du nomos, de la mesure, tandis que l’écologie parle du logos, du sens, de " ce qu’on fout là ". L’économie nous dit combien on arrive à prendre de ce qui est là. L’économie du XXIè, c’est vrai, nous donne cet avantage, à nous écologistes, qu’elle va être précisément basée sur la relation.

Je suis un peu désespéré de voir comment, dans tout ce qui se prépare cette année à Bruxelles ou à Lisbonne, il n’y en a que pour la e-conomy, l’économie de l’informatique, l’e-Europe, le e-business, les e-qualifications professionnelles, la e-démocratie. Mais la communication, mais l’information, mais la qualification, ce n’est pac essentiellement la capacité de maîtriser Internet. Demain on utilisera Internet comme on utilise une voiture ou un vélo. Personne n’est capable et n’a d’ailleurs besoin, aujourd’hui, à part quelques professionnels, de dire comment marche une voiture, ni même de faire la théorie du vélo ? On a besoin en revanche d’une immense qualification pour s’occuper les uns des autres, pour créer du bonheur dans sa cité. Et pour empêcher que le libre échange ne provoque à la fois la pauvreté dans le Tiers-monde et le chômage dans les pays du Nord, ça demande énormément de communication, ça demande énormément de qualifications.

Il n’y a pas de plus beau métier, aujourd’hui, que ces clowns qui vont dans les hôpitaux pour faire rire les enfants cancéreux pendant que des médecins les soignent. Ceux-là sont considérés comme les héros du XXIè siècle, et avec raison. Mais cette qualification professionnelle - être capable d’aider un enfant à affronter le risque de sa mort - représente le type même des qualifications qui seront exigées au XXIè siècle : ce que Roger Sue appelle " l’économie quaternaire ", c’est-à-dire l’économie de la relation, l’économie de l’information, l’économie du " s’occuper les uns des autres ". Ce qui est effectivement l’économie du sens, l’économie du "qu’est-ce-qu’on-fout-là". Je pense qu’il y a un énorme piège à réduire l’information et la globalisation à la circulation mondiale des messages sur Internet. C’est exactement ce que Hitchcock appelait un red herring, un hareng saur, qui sert de leurre que l’on vous agite sous le nez, alors que la réalité importante est ailleurs.

La révolution de la mondialisation signifie que chaque chose sur la planète retentit sur la vie de quelqu’un, à l’autre bout de la planète. Prendre sa voiture plutôt que de prendre le métro, c’est déjà d’une certaine façon arbitrer sur le niveau des eaux autour du Bangladesh en 2050. C’est vrai. Et nous en sommes informés. C’est vrai. Et nous pouvons utiliser d’autres solutions. C’est vrai. Et c’est de cela que parle l’écologie politique. Mais cela n’a rien à voir avec un problème technologique. C’est un débat sur le sens, et le vrai problème est de se mettre d’accord sur des montages politico-institutionnels, pour arriver à contrôler les problèmes que nous pose la mondialisation.

Et là, l’écologie apparaît comme une force politique, une force dans la " cité ". La cité, mais, attention, quelle cité ? Ce qui m’a le plus impressionné dans la manifestation, l’autre jour, à Nantes, sur le naufrage de l’Erika, c’est qu’elle était couverte à la fois des banderoles rouges et jaunes d’ATTAC, l’association des citoyens pour la taxation des capitaux spéculatifs, et par des banderoles bretonnes. Les gens qui étaient là, ils étaient là en tant que citoyens du monde. Ils n’avaient plus peur de la mondialisation. Ils n’avaient plus peur de la financiarisation. Pendant 15 ans, on leur avait dit qu’on ne pouvait plus rien faire en France, parce qu’il y avait la mondialisation, parce qu’il y avait la financiarisation ; et bien là, ils disaient : " Maintenant, nous allons faire des lois mondiales, pour contrôler la finance et les pétroliers ". Mais ils ne le faisaient pas en tant que citoyens du monde abstraits, ils étaient citoyens du monde en tant que bretons ! Et ils mélangeaient les banderoles bretonnes et les banderoles d’ATTAC. Et c’est cela, je crois, la nouveauté fondamentale de la façon de faire de la politique au XXIè siècle.

Nous sommes tenus d’être globalistes, à force de l’avoir dit ! Depuis 25 ans, les écologistes ont au moins fait passer ce message : "penser globalement, agir localement". Nous nous apercevons aussi maintenant qu’il faut commencer à agir globalement, c’est-à-dire à fixer des lois, des règles du jeu, pour essayer de dompter le capitalisme, le productivisme, à l’échelle globale. Mais, en même temps, il faut penser localement la façon de convaincre nos voisins, nos voisines, nos collègues, de cette nécessité d’agir au niveau global. Car on ne peut le faire que s’ils comprennent que leur destin global s’articule avec leur destin local. On ne peut le faire que si l’on est capable de leur faire comprendre que la transformation sociale ne passe ni par le marché globalisé ni par l’Etat national qui dicterait des lois, mais par une nouvelle dynamique de l’association, de la coopération au niveau local, qui sert de base et de pédagogie, de propédeutique à une association au niveau planétaire.

Il y a 17, 18 ans, dans un vieux bouquin, l’Audace ou l’Enlisement, qui était déjà une critique de la première tentative d’union de la gauche ? la quelle se faisait à l’époque sans les Verts, puisqu’ils n’étaient pas nés - je concluais : Face à la " première gauche ", qui ne compte que sur l’Etat et la répartition de l’argent pour assurer la solidarité, et face à la " deuxième gauche " qui ne compte que sur l’entreprise et sur le marché pour assurer la liberté, l’autonomie, il faut inventer une " troisième gauche ", qui permette la fusion des valeurs individualitaires de liberté, d’autonomie (le " prendre ses affaires en mains ") et des valeurs de solidarité, héritées de Spartacus en passant par Jaurès (" ne laisser personne sur le bas-côté, aller tous ensemble vers l’avenir "). Je crois que l’écologie politique peut être le point de rencontre de cette troisième gauche, de cette nouvelle volonté de changement qui n’est assise ni sur le goût du productivisme, de l’étatisme, de la technocratie, ni sur la confiance dans la libre initiative, devenue liberté d’entreprendre sans se préoccuper le moins du monde de ce qu’il en résulte pour le voisin.

L’écologie politique apporte en quelque sorte un creuset unificateur, à toutes ces aspirations féministes, régionalistes, autogestionnaires, solidaires, qui, depuis 25 ans, balayent ce pays, balayent l’Europe et balayent la planète, et qui n’arrivent pas, jusqu’à présent, à se trouver, pour le XXIè siècle, une idéologie unificatrice équivalente à ce qu’ont pu être les grands espoirs du XIXè et du XXè siècles : la démocratie et le socialisme. Je crois que l’écologie politique, transcroissance de ces espoirs démocratiques et sociaux, représente le lieu où pourront s’unifier ces volontés de combiner à la fois les valeurs d’autonomie et les valeurs de solidarité, autour des valeurs de responsabilité : avoir dans sa propre tête le souci des autres , pour donner précisément un sens à la façon dont nous habitons la planète. Mais l’écologie politique telle qu’elle est aujourd’hui n’est qu’un projet, et je compte sur tous celles et ceux qui ne sont pas chez les Verts pour aider à le remplir.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 09:21

 

Définition du Développement Durable

Le développement durable se veut un processus de développement qui concilie l'écologique, l'économique et le social et établit un cercle vertueux entre ces trois pôles : c'est un développement, économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable. Il est respectueux des ressources naturelles et des écosystèmes, support de vie sur Terre, qui garantit l'efficacité économique, sans perdre de vue les finalités sociales du développement que sont la lutte contre la pauvreté, contre les inégalités, contre l'exclusion et la recherche de l'équité.

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Une stratégie de développement durable doit être gagnante de ce triple point de vue, économique, social et écologique. Le développement durable suppose que les décisions et comportements humains parviennent à concilier ce qui semble pour beaucoup inconciliable, parviennent à élargir leur vision : il impose d’ouvrir notre horizon temporel sur le long terme, celui des générations futures, et notre horizon spatial, en prenant en compte le bien-être de chacun, qu'il soit habitant d'un pays du Sud ou du Nord, d'une région proche, de la ville ou du quartier voisins. Le développement durable se fonde sur la recherche d’intégration et de mise en cohérence des politiques sectorielles et impose un traitement conjoint des effets économiques, sociaux et environnementaux de toute politique ou action humaine. Une telle approche d’intégration impose des démarches multi partenariales et interdisciplinaires. Son succès repose sur le partenariat et la coopération entre acteurs de disciplines différentes (économie, sociologie, écologie, etc.), de secteurs différents (transport, eau, déchets, milieu naturel, développement social, etc.), de milieux différents (entrepreunarial, associatif, institutionnel, administratif, commercial, syndical, etc.), agissant à des échelons territoriaux différents, du niveau international au niveau local.

Le développement durable repose en fait sur une nouvelle forme de gouvernance, où la mobilisation et la participation de tous les acteurs de la société civile aux processus de décision doit prendre le pas sur le simple échange d’informations. Le développement durable entend promouvoir la démocratie participative et rénover l'approche citoyenne. L'accès à l'information, et la transparence en sont les pré-requis.

Le monde prend conscience de la menace d'un réchauffement climatique qui serait dû à la croissance des émissions de gaz à effet de serre. À mesure que nous bâtissons un groupe mondial, nous développons à la fois notre responsabilité face à ce problème planétaire et nos moyens d'apporter des solutions pour concilier croissance économique, respect de l'environnement et progrès social.

Si l’on en croit les données démographiques, il y a de fortes chances pour que la Terre soit peuplée de 10 milliards d’êtres humains avant le milieu du siècle.
Quatre milliards de bouches supplémentaires à nourrir, dont la plupart se trouveront sans doute dans les mégalopoles du tiers-monde.
Quatre milliards d’hommes qu’il faudra loger, chauffer, éclairer alors que 800 millions de personnes souffrent toujours de faim à l’heure actuelle, qu’un milliard et demi n’ont pas accès à l’eau potable et deux milliards ne sont pas raccordés aux réseaux d’électricité !
Or, en 2050, si chaque habitant des pays en développement consomment autant d’énergie qu’un Japonais en 1973, la consommation mondiale d’énergie sera multipliée par quatre !
Certes, en l’espace de seulement un demi-siècle, le niveau de vie d’une partie de l’humanité a plus évolué que pendant deux millénaires. Mais en contrepartie, les catastrophes industrielles n’ont cessé de se multiplier : Tchernobyl, Seveso, Bhopal, Exxon Valdez pour ne citer que les plus graves. Sans oublier les dégâts écologiques inquiétants : pollution de l’air et de l’eau, disparitions des espèces animales et végétales, déforestation massive, désertification….
D’où ces questions fondamentales :

  • Comment concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète ?
  • Comment répartir les richesses entre les pays riches et ceux moins développés ?
  • Comment donner un minimum de richesses à ces millions d’hommes, de femmes et d’enfants encore démunies à l’heure où la planète semble déjà asphyxiée par le prélèvement effréné de ses ressources naturelles ?
  • Comment faire en sorte de léguer une terre en bonne santé à nos enfants ?


C’est pour apporter des réponses concrètes à ces questions qu’est né le concept de développement durable ; un concept que l’on résume aujourd’hui d’une simple phrase : "un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs".
Le développement durable est une expression dont la définition la plus explicite demeure notre capacité à satisfaire nos besoins présents sans compromettre ceux des générations futures, ceci à l'échelle mondiale bien évidemment.
Pour y parvenir, les entreprises, les pouvoirs publics et la société civile devront travailler main dans la main afin de réconcilier trois mondes qui se sont longtemps ignorés : l’économie, l’écologie et le social. À long terme, il n’y aura pas de développement possible s’il n’est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable.

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSp2k5np_Q0eBHIWudZsNFHYVAoqRyUglwfcyN7ZcL02A_U8xWUMw

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 08:59

Énergie nucléaire

Le terme d’énergie nucléaire recouvre deux sens selon le contexte :

Au niveau microscopique, l'énergie nucléaire est l'énergie associée à la force de cohésion des nucléons, la force nucléaire forte (protons et neutrons) au sein du noyau des atomes. Les transformations du noyau libérant cette énergie sont appelées réactions nucléaires. La force nucléaire faible, elle, régit les réactions entre particules et neutrinos ;

Au niveau macroscopique, l'énergie nucléaire correspond, d'une part à l'énergie libérée par les réactions de fusion nucléaire au sein des étoiles, d'autre part aux usages civils et militaires de l'énergie libérée lors des réactions de fission ou de fusion du noyau atomique.

Les réactions nucléaires

L'énergie nucléaire est produite par les noyaux des atomes qui subissent des transformations, ce sont les réactions nucléaires. Ces réarrangements nucléaires conduisent à des configurations plus stables, le différentiel d'énergie (correspondant au différentiel de masse) constitue alors l'énergie libérée par la réaction. Les applications de l'énergie nucléaire s'appuient cette énergie. Les réactions nucléaires à la base des différentes applications sont détaillées ci-après.

Fission

Lorsqu'un neutron percute le noyau de certains isotopes lourds, il existe une probabilité que le noyau impacté se scinde en deux noyaux plus légers. Cette réaction, qui porte le nom de fission nucléaire, se traduit par un dégagement d'énergie très important (de l'ordre de 200 MeV par événement, à comparer aux énergies des réactions chimiques, de l'ordre de l'eV).

Cette fission s'accompagne de l'émission de plusieurs neutrons qui, dans certaines conditions, percutent d'autres noyaux et provoquent ainsi une réaction en chaîne. Dans un réacteur nucléaire, cette réaction en chaîne se déroule à vitesse lente et contrôlée. Dans une bombe, elle se propage si rapidement qu'elle conduit à une réaction explosive.

L'importance de l'énergie émise dans la fission provient du fait que l'énergie de liaison parnucléon du noyau initial est plus faible que celle des noyaux produits (environ 7,7 MeV parnucléon pour les éléments lourds, contre 8,8 pour le fer). La plus grande partie de l'énergie se retrouve sous forme d'énergie cinétique des neutrons et des noyaux fils, énergie récupérée sous forme de chaleur dans les réacteurs.

http://www.cleoschweitzer.org/public/Essai_nucleaire-1.jpg

Radioactivité

Un corps radioactif dégage naturellement un flux lentement décroissant de chaleur. Cette chaleur peut être utilisée pour engendrer de l'électricité pour de petits générateurs appelés générateurs thermoélectriques à radio-isotope. Cette application est très onéreuse, et délicate à utiliser en raison du fort environnement radioactif. Elle n'est donc utilisée que pour de petites puissances, par exemple pour alimenter en énergie une sonde spatiale qui s'éloigne du Soleil, et ne peut utiliser les panneaux solaires photovoltaïques.

Fusion

La fusion nucléaire est une réaction où deux noyaux atomiques s'assemblent pour former un noyau plus lourd (par exemple un noyau de deutérium et un noyau de tritium s'unissent pour former un noyau d'hélium plus un neutron). La fusion des noyaux légers dégage une énorme quantité d’énergie provenant de l'interaction forte, bien plus importante que la répulsion électrostatique les constituants des noyaux légers. Ceci se traduit par un défaut de masse (cf. énergie de liaison ; E=mc²) ; le noyau résultant ayant une masse moins élevée que la somme des masses des noyaux d'origine.

Cette réaction n'est cependant possible qu'à des températures très élevées (plusieurs dizaines de millions de degrés) où la matière est à l'état de plasma. Ces conditions sont réunies au sein des étoiles ou lors de l'explosion d'une bombe à fission nucléaire, qui amorce ainsi l'explosion thermonucléaire ( bombe H ).

Actuellement, aucun appareillage ne permet de produire de l'énergie en contrôlant les réactions de fusion nucléaire. Des recherches sont en cours afin d'obtenir un plasma sur une durée suffisante, afin que l'énergie de fusion produite soit supérieure à celle investie dans le chauffage des particules. Des recherches sont actuellement menées dans un cadre international afin de développer l'usage civil de l'énergie de fusion nucléaire pour la production électrique.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 23:13

Les divisions entre écologistes

Notre époque en quête de nouvelles spiritualités est imprégnée, depuis le mouvement hippie au moins, d'une idéologie écolo très naïve mais qui a toutes les raisons de perdurer auprès des jeunes urbains. Dès lors, les écologistes sont invariablement identifiés à ce retour à la nature de sortes de boy scouts sympathiques, pour ce que j'en ai connu, mais qui restent pourtant plus que marginaux. Le terme de nature est d'ailleurs très ambigu car il ne s'agit pas bien sûr d'un retour à l'animalité mais tout au plus d'un retour à la terre et à la culture. Le terme important ici, c'est le « retour », car les époques peuvent varier considérablement, au lieu de se projeter vers l'avenir. Même quand les écologistes paraissent plus raisonnables, on leur imputera donc au moins une forme ou une autre de primitivisme ou de régression. Il n'est certes pas si facile de s'en défaire quand on prétend défendre notre "monde vécu" ou quelque nature originaire, l'indispensable critique de la technique et du progrès glissant facilement à la techno-phobie comme au conservatisme le plus réactionnaire.

http://media.paperblog.fr/i/204/2045196/peut-dissoudre-lecologie-politique-marketing-L-1.png

Pendant que les gentils écolos occupent héroïquement la scène, on voit arriver en coulisse une toute autre écologie en costard cravate, plus du tout utopique celle-là, et plutôt technophile, celle du capitalisme vert engagé dans un nouveau cycle de croissance avec le développement des énergies renouvelables notamment. Ces divergences, on ne peut plus manifestes, prouvent au moins que l'écologie ne se réduit pas à ce que ses différents protagonistes en font, mais, dans les deux cas, elles témoignent surtout de l'absence de la dimension politique dans ces approches spirituelles ou marchandes.

L'écologie-politique ne peut se limiter à l'environnementalisme au moins parce qu'elle est supposée remonter aux causes (humaines) et adopter un point de vue global (collectif), mais avant tout à cause de l'enjeu politique qui a été souligné par André Gorz dans son texte inaugural "leur écologie et la nôtre" que nous avions mis en exergue du premier EcoRev'. Non seulement ce texte introduit la division dans l'écologie, en particulier avec l'opposition à l'expertocratie, mais il se situe clairement dans la continuité des luttes d'émancipation et dans le camp de l'anticapitalisme. Avec de grandes différences toutefois, qu'on peut caractériser comme post-totalitaires, le paradigme écologiste valorisant notamment la diversité (les minorités), la décentralisation, le local dans une dialectique local/global, individu/société, à rebours des idéologies collectivistes précédentes, tout comme des idéologies individualistes d'ailleurs.

On ne peut nier l'existence de luttes politiques dans l'écologie et donc la dimension véritablement politique de l'écologie, loin du « ni droite, ni gauche » et de l'apolitisme supposé de l'intérêt général. Il y a bien une opposition frontale entre différentes tendances de l'écologie qui sont largement incompatibles et dont il faut expliciter les divergences qui sont loin d'être claires pour tout le monde puisqu'on essaie de les concilier alors qu'elles sont fondamentalement contradictoires dans leur conception même de la liberté. Comme toujours en politique, c'est effectivement notre liberté qui est en jeu dans cette politisation de l'écologie, raison pour laquelle, dès 1993, en préalable à mon engagement écologiste, j'avais cru devoir distinguer explicitement les écologistes en fonction de la place donnée à la liberté : 1) les fondamentalistes ou écologistes de droite qui défendent les lois de la nature, les hiérarchies naturelles, et pour qui la liberté humaine représente le mal contre lequel il faut se prémunir, 2) les environnementalistes centristes ou libéraux qui défendent la qualité de la vie et les produits écologiques mais pour qui la liberté est instrumentalisée, ravalée au rang de moyen pour le marché. 3) la véritable écologie-politique comme prise en charge par le politique des effets globaux de nos actions en vu de renforcer notre autonomie (nous donner nos propres règles avant d'y être contraints matériellement). Dans la continuité des luttes sociales, c'est la conscience de notre solidarité globale tout comme de nos limites, constituant indubitablement un progrès de la raison. Cette fois la liberté est un projet collectif d'émancipation, le passage de l'histoire subie à l'histoire conçue, tournée vers l'avenir et sa préservation.

On ne peut surestimer ce qui oppose ces différentes écologies puisqu'il y a une complicité avérée de l'écologie avec le libéralisme le plus brutal, ce qu'on a appelé improprement le "darwinisme social" (Defoe, Malthus, Spencer, etc.) jusqu'à l'ordre spontané néolibéral. On sait aussi jusqu'à quelles extrémités ont pu mener d'autres sortes de "darwinisme", biologisme, hygiénisme, etc., que ce soit le racisme nazi obsédé par son espace vital ou un pétainisme pour qui la terre ne ment pas. Un "philosophe" médiatique très ignorant a même cru pouvoir identifier l'écologie à ces tendances d'extrême-droite qui représentent pourtant un courant très minoritaire en tant que tel aujourd'hui mais dont on ne peut nier l'existence pour autant, imprégnant comme naturellement les discours écologistes les plus naïfs, sans parler du catastrophisme appelant des pouvoirs autoritaires et le règne de la technocratie. Pour défendre la vie, tout est permis ! Il ne peut être question bien sûr de se mélanger avec des idéologies tellement contraires à nos objectifs.

La défense de la vie revendiquée par beaucoup d'écologistes n'a, en effet, aucun sens, ni même la survie de l'espèce humaine qui ne sont pas en cause en dehors d'une catastrophe cosmique. Ce n'est pas à ce niveau absolu que les questions se posent. Nous avons les moyens de vivre dans l'espace, il y aura donc au moins des petits groupes qui survivront dans les pires conditions. Défendre la vie humaine a certes un sens, c'est celui des droits de l'homme mais il n'est pas forcément écologiste. La question de la survie est bien posée pour certains (Bangladesh, petites îles, pauvres en général, etc.) mais l'écologie ne peut se limiter à empêcher toute une série de catastrophes ni se limiter à la survie comme si la vie était désirable à n'importe quel prix. La conscience des risques est bien ce qui nous oblige à devenir écologistes mais cela ne suffit pas à donner son contenu à une écologie-politique.

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 00:48

Les Eco-gestes qu’est ce que c’est ?

Avoir un comportement écocitoyen à la maison, c'est facile ! Il suffit de prendre conscience des conséquences de nos actions de tous les jours, et de changer quelques mauvaises habitudes !

http://www.avenir21.ch/bibliotheque/ecogestes.jpg

A la maison, tous nos gestes ont des répercussions sur l'environnement. Ce sont des actions que nous faisons mécaniquement, sans réfléchir à leurs conséquences environnementales ou sociales, par exemple :

          Laisser les appareils électriques en veille

          Ne pas éteindre les lumières lorsque l'on sort d'une pièce

          Laisser le chauffage à une température élevée

          Laisser couler l'eau du robinet

Toutes ces actions passives peuvent paraître anodines à l'échelle d'un foyer : il s'agit de prendre conscience que chaque action de chaque citoyen est importante.

A l'échelle du foyer, si l'on effectue un calcul annuel des gaspillages d'énergie et d'eau, la facture peut s'avérer salée, d'un point de vue économique pour le ménage, et également d'un point de vue environnemental pour la planète et les hommes qui y vivent.

http://mktg.factosoft.com/consoglobe/image-upload/img/robinet.jpg

Si l'on  transpose les actions de tous les foyers à une échelle locale, nationale, et internationale, les répercussions de tous ces petits gaspillages sont considérables :

          La consommation d'énergie contribue aux émissions de gaz à effet de serre et au réchauffement climatique : en effet, à l'échelle mondiale, l'énergie est majoritairement produite à partir des énergies fossiles : pétrole, gaz et charbon. Gaspiller de l'énergie, c'est émettre encore plus de gaz à effet de serre.

              L'eau potable est une ressource de plus en plus rare : gaspiller de l'eau, c'est ignorer qu'1 homme sur 3 n'a pas accès à l'eau potable, et que 3900 enfants meurent chaque jour de maladies hybriques (maladies liées à la mauvaise qualité de l'eau).

Verdura vous aide à comprendre les répercussions environnementales, sociales et économiques de chacun de vos gestes, et vous explique les gestes écocitoyens à effectuer chez vous.

Vous trouverez des exemples d'éco-gestes pour toutes les activités au sein de la maison. Les appliquer ne bouleversera pas votre quotidien, mais pourrait bien changer la face du monde.

http://www.geo.fr/var/geo/storage/images/media/images/rubrique-environnement/conseils-et-astuces/landing-pages/tri-selectif/398411-1-fre-FR/tri-selectif_940x705.jpg

 

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 14:07

La biodiversité, qu’est ce que c’est ?

Une définition rapide pour frôler la notion de « biodiversité ».

http://naturendanger.canalblog.com/images/Biodiversit__v_g_tale_copie.jpg

Ce terme est surtout utilisé par les médias surtout après le fameux sommet international de Rio en 1992. Ce sommet a donné lieu à la signature d’une convention sur la diversité biologique. Mode ou enjeux, on peut se poser la question….

Dans ce monde où doit naître la biodiversité, on a l’impression qu’une lutte NORD/SUD existe, lutte alimentée par le potentiel des ressources premières. Il y a l’espoir que,  la diversité des écosystèmes forme la trame des paysages qui deviennent un atout économique essentiel, avec le développement de plus en plus important du tourisme. Il y a ensuite le désir croissant de protéger la nature mise à mal par l’explosion démographique et l’irresponsabilité économique et politique. Des chercheurs mettent au point un programme de conservation, de sauvegarde et de préservation de la biodiversité : Il faut inventorier les espèces :

- Les espèces, la richesse de la planète.

- La diversité génétique : sélection naturelle, diversité géographique, patrimoines génétiques.

- La diversité écologique : les écosystèmes compris comme étant un système écologique global régi par un ensemble de processus mettant en jeu et rendant interdépendants les systèmes écologiques locaux, continentaux et marins ;

- La diversité faune/flore.

La biodiversité peut être considérée par le plus grand nombre comme étant un héritage en grand danger. On note alors la mobilisation de la recherche : IUBS, SDOPE, UNESCO…. Il y a alors trois thématiques de recherche qui ont été dégagées :

- Le rôle de la diversité biologique dans le fonctionnement des écosystèmes.

- L’origine et l’érosion de la biodiversité.

- L’inventaire et le suivi de la biodiversité. 

http://4.bp.blogspot.com/_y_DRDbYEZi4/S_mbRb9HrfI/AAAAAAAAAEQ/hvJDtXWJtvc/s1600/ymm0xnfr.jpg

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 11:55

L’éco-construction, qu’est ce que c’est ?

La notion d'éco-construction est apparue à la fin des années 1960. Elle consiste à créer un bâtiment doté des technologies lui permettant de respecter au mieux l'environnement et l'Écologie dans sa construction, en cherchant à s'intégrer le plus respectueusement possible dans un milieu en utilisant des ressources naturelles et locales.

http://www.lecoinbio.com/images/images/habitat/eco-construction-enovo.jpg

Cette habitation utilise des matériaux naturels de construction et d'isolation tel que la pierre, la brique de terre, le chanvre, la paille, le bois, la plume d'oie, la laine de mouton,... ainsi que des énergies renouvelables et naturelles comme l'énergie solaire passive, les panneaux solaires, une éolienne, du biogaz,..., elle peut intégrer des systèmes de traitement (phyto-épuration,...) et de récupération d'eau.

http://accueil.eco-habitat-bois.com/images_accueil/maison_bourgbarre.jpg

Les principes directeurs de l'éco-construction sont repris par la notion de haute qualité environnementale qui définit 14 cibles d'action portant sur la construction et les choix en matière d'entretien et d'usage pour un plus grand confort et une meilleure protection de la santé.

 

QUELQUES CHIFFRES :

100 :

C’est en Million le chiffre d’emplois dans les énergies renouvelables à l’échelle mondiale.

500 000 :

C’est le total d’emplois dans les énergies renouvelables en Allemagne.

4.2% :

L’Allemagne vient de dépasser son objectif de 4.2% d’énergies renouvelables dans la consommation primaire du pays.

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 14:51

Définition de Nappe phréatique :


Aquifère souterrain que l'on rencontre à faible profondeur et qui alimente traditionnellement les puits en eau potable. C'est la nappe la plus exposée à la pollution en provenance de la surface. 
On distingue les nappes libres (non recouvertes, alimentées sur toute leur surface) des nappes captives (recouvertes, totalement ou partiellement, par une couche de terrain imperméable, nappes sous pression).

http://www.aquathermie.fr/images/geothermie_nappe_phreatique_aquathermie_nappe%20phreatique.JPG

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