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  • : Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.
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  • Savarit Johnatan
  • Etudiant en histoire et en journalisme, le thème de l'environnement me préoccupe beaucoup sans toutefois faire les choses que je voudrais faire. J'espère que par ce biais quelques uns auront conscience de l'impact de l'Homme dans le MONDE.
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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 01:58

Amis de Millénium, bienvenue. Après le roman originel (une trilogie policière écrite par le Suédois Stieg Larsson, publiée entre 2005 et 2007 et vendue à ce jour à quelque soixante-cinq millions d'exemplaires dans quarante-six pays) ; après l'adaptation cinématographique du premier volume de la série par le Danois Niels Arden Opiev (Millénium, le film, 2009), puis des deux volets suivants par le SuédoisDaniel Alfredson (2010), après la diffusion sur Canal+ de la série télévisée suédoise en six épisodes ("Millénium la série", 2010), que voyons-nous donc venirsur nos écrans ? Rien de moins que le remake hollywoodien du film d'Opiev, signéDavid Fincher.

 

http://s2.lemde.fr/image/2012/01/17/540x270/1630622_3_2d39_lisbeth-salander-rooney-mara-pale-et-frele_3385e2c40afb02cf942b73b5c239e9b3.jpg

En dépit de l'indigestion qui guette, on voit deux bonnes raisons d'y aller. Une fidélité inconditionnelle à la franchise. Ou l'intérêt pour David Fincher, proclamé dès son deuxième long-métrage (Seven, 1995) "auteur culte" par un cénacle de zélotes que la suite de sa filmographie (notablement à partir de Zodiac en 2007) n'a cessé depuis lors d'élargir, aussi bien en direction des cinéphiles que du grand public. L'une comme l'autre présenteront l'avantage de découvrir ce qui est à ce jour la meilleure adaptation cinématographique de Millénium.

Un mot de l'histoire, par politesse envers ces résistants de l'ombre qui n'ont pas encore été touchés par la lumière de la saga planétaire. Les Homme qui n'aimaient pas les femmes, premier volet de la trilogie, met en scène un couple d'enquêteurs improbable fortuitement réunis sur la piste d'un serial killer insulaire. La première partie du film évoque en parallèle le trajet de ces deux personnages. Mikael Blomkvist (Daniel Craig), journaliste d'investigation indépendant qui traverse une mauvaise passe, est engagé par le richissime industriel Henrik Vanger (Christopher Plummer) sur une enquête délicate : la disparition de sa nièce Harriet, survenue en 1966, et dont il a toutes les raisons de penser qu'elle a été assassinée par un membre de sa famille.

Tandis que Blomkvist s'installe à demeure dans une annexe du manoir de Vanger, le spectateur est invité à faire connaissance avec Lisbeth Salander (Rooney Mara). Orpheline ombrageuse et abusée, post-punk introvertie et tranchante comme une lame de rasoir, cette pâle et frêle jeune fille, employée d'une agence de sécurité, se révèle une pirate informatique de haut vol, capable de craquer tous les systèmes.

Engagée en double-rideau par Vanger pour lui fournir des renseignements sur Blomkvist, elle finit par s'associer (de plus en plus intimement) à ce dernier, qui piétine dans l'enquête. Isolés sur l'île neigeuse devenue le fief de l'étrange dynastie Vanger, nid de vipères empoisonné par les haines recuites et la viande froide nazie, nos deux oiseaux vont rapidement établir le lien entre la disparition d'Harriet et l'oeuvre d'un tueur en série qui mutile des femmes aux prénoms bibliques en se conformant aux châtiments préconisés par le Lévitique.

La réussite du film tient au fait que les affinités entre l'univers de Millénium et celui de Fincher ont permis au cinéaste de rester fidèle aussi bien au livre qu'à lui-même. La délétère insularité scandinave (voir l'oeuvre d'Ingmar Bergman ou celle, plus expéditive, d'Anders Behring Breivik), tout comme l'actualité du cocktail contemporain (stigmatisation de la magouille financière, constat du repli identitaire, résurgence des vieux démons, apologie de la culture geek) ont offert un terreau rêvé au cinéaste.

Appuyé par un chef opérateur, Jeff Cronenweth, qui ne fut pas pour rien l'élève deSven Nykvist (collaborateur attitré d'Ingmar Bergman) et par le rock industriel deTrent Reznor et Attila Ross, Fincher plonge son film dans un bain métallique, aux couleurs désaturées et à la fluidité aqueuse.

Cette résolution plastique, amplifiée par l'usage de la technique numérique, témoigne de l'inquiétante labilité d'un monde contemporain où l'image, naguère support de la présence réelle, s'est transformée en chiffre (à tel point que toute l'enquête du film repose sur le décryptage d'une photographie de la victime).

Fincher lui-même, devenu une pièce maîtresse d'Hollywood en ambitionnant decraquer le système, n'échappe pas à ce brouillage. Venu des effets visuels et du clip, voilà un réalisateur qui, en dépit de son talent et de sa reconnaissance, met encore un certain nombre de spectateurs dans l'inconfort de devoir décider s'il est un manipulateur (Seven) ou un créateur (Zodiac).

Ce goût de l'énigme à déchiffrer n'est donc pas seulement le mode opératoire des tueurs en série qui hantent ses films, elle est la définition de Fincher comme auteur et le motif majeur de son oeuvre qui, dans la lignée d'un Brian De Palma, explore, au risque du maniérisme, la zone grise reliant le simulacre à la réalité. Tous ses films mettent en scène des situations réversibles (L'Etrange Histoire de Benjamin Button) vécues par des personnages opaques (The Social Network) qui entretiennent des rapports indécidables à la loi (Fight Club).

Cette ambiguïté témoigne du rapport de Fincher au cinéma en général et au système hollywoodien en particulier.

Millénium : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes ne fait pas exception à cette règle, qui cultive le choc de l'ancien et du nouveau, du réel et du virtuel. Saintes Ecritures et programmes informatiques. Baderne du nazisme et criminalité spéculative. Thriller d'espionnage et métaphysique de l'image. Jusqu'au couple d'enquêteurs qui réunit le journaliste à l'ancienne et la hackeuse dernier cri, dans l'alliance désenchantée desquels s'auto-portraitise Fincher. Le résultat - qui équivaut à la multiplication de Cinquième colonne (Hitchcock) par Blow up(Antonioni) - relance cette déconcertante énigme qui a pour nom David Fincher.

Film américain de David Fincher avec Daniel CraigRooney Mara,Christopher PlummerStellan Skarsgard. (2 h 38.)

Jacques Mandelbaum

Lemonde.fr

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 11:46

Meilleur film, dans la catégorie comédie ou comédie musicale, meilleur acteur de comédie ou comédie musicale pour Jean Dujardin et meilleure musique de film pour Ludovic Bource : The Artist a reçu trois trophées lors de la cérémonie des Golden Globes, organisée dimanche 15 janvier par l'Association de la presse étrangère à Hollywood. Ce triomphe sans précédent pour un film français vient après le prix du meilleur réalisateur décerné à Michel Hazanavicius, l'auteur de The Artist, par l'Association des critiques de l'audiovisuel américain, jeudi 12 janvier. Le film muet (mais sonore), qui a été présenté au dernier Festival de Cannes, où Jean Dujardin avait reçu le Prix d'interprétation masculine, conforte ainsi sa position de favori pour les Oscars. Les nominations pour ces trophées, décernés par l'Académie des arts et des sciences du cinéma, seront annoncées mardi 24 janvier.

 

http://s2.lemde.fr/image/2011/05/14/540x270/1522240_3_58fe_jean-dujardin-et-berenice-bejo-dans-le-film-de.jpg

Trois jours plus tard, les Césars publieront à leur tour leur liste de nominations. En France, la saison des trophées reste moins frénétique. Elle a bien commencé pourThe Artist qui a remporté le Lumière du meilleur film, remis le 13 janvier par la presse étrangère à Paris.

Selon l'usage hollywoodien, c'est le producteur de The ArtistThomas Langmann, entouré de l'équipe du film, qui a accepté le trophée du meilleur film. Il l'a dédié à son père, Claude Berri, rappelant que celui-ci, lauréat de l'Oscar du court métrage pour Le Poulet en 1966, n'avait pas eu les moyens de se payer un billet pour Los Angeles le jour de la cérémonie.

Plus tôt, en recevant son trophée des mains de Mark Wahlberg, Jean Dujardin s'était souvenu de l'agent qui lui avait prédit qu'il ne ferait pas de cinéma parce que son visage était "trop expressif""Je n'y peux rien, mes sourcils sont indépendants", a expliqué l'acteur avant de conclure par une "citation de Douglas Fairbanks", forcément inaudible.

Le compositeur Ludovic Bource a rendu hommage à Bernard Herrmann, le musicien d'élection d'Alfred Hitchcock - dont la partition pour Sueurs froides est citée dans The Artist. Cet emprunt tout à fait assumé avait suscité une réaction furieuse de l'actrice Kim Novak, la star de Sueurs froides.

Le "Dieu" Harvey Weinstein 

En revanche, le trophée du meilleur réalisateur (pour lequel on ne distingue pas entre drame et comédie) a échappé à Michel Hazanavicius, donné favori. CeGolden Globe est allé à Martin Scorsese pour Hugo Cabret pendant que The Descendants, d'Alexander Payne, remportait, dans la catégorie "drama", le Globe du meilleur film et du meilleur acteur, à George Clooney. Woody Allen a été distingué pour le scénario de Minuit à Paris. Dans la catégorie film en langue étrangère, le Golden Globe est allé au long métrage iranien Une séparation, d'Ashgar Farhradi.

Ces prix ont donc échappé à Harvey Weinstein, le président de la Weinstein Company, passé maître dans l'art de faire campagne pour les trophées hollywoodiens. The Descendants, qui sortira en France le 25 janvier, est un film Fox, et Hugo Cabret est distribué aux Etats-Unis par la Paramount. Mais My Week With Marilyn (meilleure actrice dans une comédie pour Michelle Williams) et La Dame de fer (meilleure actrice dramatique pour Meryl Streep) sont des films Weinstein, tout comme l'était en 2011 Le Discours d'un roi, qui avait soufflé l'Oscar du meilleur film au Social Network de David Fincher. En remerciant Harvey Weinstein, Meryl Streep l'a gratifié du gentil sobriquet de "Dieu".

Les Golden Globes étaient présentés pour la troisième fois de suite par le comédien anglais Ricky Gervais - qui s'était distingué en 2011 par ses plaisanteries irrévérencieuses à l'endroit des organisateurs, la Hollywood Foreign Press Association, dont les règles de cooptation des membres, la gestion des ressources et les liens financiers avec les studios sont régulièrement mis en cause. "Les Golden Globes sont aux Oscars ce que Kim Kardashian [star de la télé réalité] est à Kate Middleton, plus vulgaire, plus alcoolique, plus facile à acheter - mais rien n'a été prouvé", a expliqué Ricky Gervais dans son monologue d'ouverture.

En route pour les Oscars

Les deux années passées, le film couronné par les Golden Globes n'a pas remporté l'Oscar. The Artist sera probablement nommé plusieurs fois par l'Académie, mais la victoire du film dans les grandes catégories est incertaine. Contrairement aux Globes, les Oscars ne font pas la distinction entre comédie et drame. Dimanche, le film de Michel Hazanavicius avait pour concurrents Mes meilleures amiesMy Week With Marilyn50/50 et Minuit à Paris. Jean Dujardin l'a emporté sur Joseph Gordon Levitt (50/50), Brendan Gleeson (L'Irlandais), Ryan Gosling (Crazy Stupid Love) et Owen Wilson (Minuit à Paris). Pour l'Oscar, The Artist, s'il est nommé, devrait se retrouver face aux films de Steven Spielberg et Martin Scorsese ; Jean Dujardin pourrait avoir pour concurrents Leonardo DiCaprio(pour J. Edgar, de Clint Eastwood) ou George Clooney.

Thomas Sotinel
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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 12:17

Tintin dans l'oeil de l'expert : un article du Monde : 

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Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne, de Steven Spielberg, sort, mercredi 26 octobre, dans plus de cinq cents salles en France, après une première internationale, origines obligent, qui a eu lieu voici quelques jours à Bruxelles. Inspiré de l'album homonyme d'Hergé, combiné en réalité avec d'autres titres du dessinateur belge, le film est annoncé comme le premier volet d'une trilogie, dont l'existence sera sans doute fonction des résultats d'exploitation de ce premier opus. L'Europe lui servira de banc d'essai commercial, avant une sortie prévue pour le mois de décembre aux Etats-Unis, où Tintin est loin d'être aussi célèbre que sur le Vieux Continent. Coproduit par Peter Jackson, dont la société Weta, déjà responsable d'Avatar, a supervisé les effets visuels, ce film réalisé en images de synthèse selon la technique de la captation de mouvements, a coûté la bagatelle de 135 millions de dollars. Le jour de la présentation du film à la presse française, le réalisateur Bruno Podalydès, idolâtre de notre confrère belge, s'est glissé dans la salle à l'initiative du Monde. Il en est ressorti mi-figue, mi-raisin.

"Les spectateurs qui arriveront en retard à la projection du Secret de la Licornerateront ce qui est sans doute l'un des meilleurs moments du film de Steven Spielberg, à savoir son ouverture. Passons sur l'étrange sensation de voir"Columbia et Paramount présentent" écrit avec cette typographie hergéenne qui nous est si familière. Savourons plutôt ce générique "graphique" et stylisé, entre Pixar, James Bond et Saul Bass, qui nous donne l'impression - paradoxale - derevenir à la réalité dès qu'apparaissent les premiers plans du film, alors même que ceux-ci sont en image de synthèse ! Tintin passe en fait d'une silhouette en ombre chinoise à un corps "réel" en 3D, et l'on voit Hergé en personne, en train de lecroquer de ce rond-signature si émouvant de simplicité.

Cette scène inaugurale est amusante parce qu'elle raconte que Tintin préexisterait à son créateur. Or c'était déjà le souhait d'Hergé qui avait, au temps du Petit Vingtième, organisé avec un acteur une arrivée de Tintin en gare de Bruxelles au retour des Soviets. Mais surtout, Spielberg nous dit, là, d'entrée : "Voilà le Tintin d'Hergé et maintenant voici le mien." Une adaptation est juste un portrait, une interprétation. Donc, qu'on se détende, voici le Tintin de Spielberg, et non notre Tintin. Mais on ne sera pas détendu très longtemps quand on découvrira Haddock et les Dupondt. J'ai eu le sentiment d'être un peu revenu à la case départ : à la même étrangeté que celle que j'avais ressentie devant les marionnettes qu'on m'avait offertes à Noël. Il faut se faire à l'idée, comme avait dit à l'époque un enfant à Hergé, que "Haddock n'a pas la même voix que dans les albums"...

Autre divergence : les studios américains ne voient pas les héros comme nous. Tintin penché sur la maquette de la Licorne rectifie, tel un expert, le récit historique du vendeur. Or, même si Hergé dessine beaucoup de livres chez son héros, je n'ai jamais vu Tintin comme quelqu'un d'érudit mais plutôt comme un jeune garçon curieux, neuf et ouvert comme une page blanche. Bizarrerie encore : son appartement dépouillé est ici au contraire un véritable petit musée avec au mur des coupures de presse le célébrant. Je vois mal Tintin accrocher ses exploits et encore moins, très vite et très familièrement, au premier bruit suspect, dégainerson gros flingue !

Mais la "ligne claire", c'est aussi le scénario : et là, le film s'embarque vite dans les montagnes russes. Je me souviens de cette belle scène dans la mine d'Indiana Jones : les spectateurs applaudissaient à chaque fois que le wagonnet du héros sautait de rails en rails. On a l'impression ici que Spielberg et ses scénaristes ont fait de même avec les albums. Pourquoi, tout d'un coup, passer d'une scène de flibuste au désert du Crabe aux pinces d'or ? Je ne comprends pas un tel déraillement (surtout pour ignorer l'image qu'affectionne tout tintinophile : Tintin et Haddock perdus dans le désert qui se donnent la main). Heureusement, on retrouve l'efficace et drôle montage alterné entre le capitaine Haddock mimant le combat de son aïeul, et les mêmes images du chevalier de Hadoque face à Rackham (même s'il manque la célèbre fusion finale des deux récits où la tête du capitaine crève le tableau du chevalier).

Spielberg, cela étant, n'a pas occulté l'alcoolisme de Haddock et a conservé ce moment très drôle où le capitaine intègre à son récit la nécessité de boire un verre de rhum - sauf que là, curieusement, on ne rit pas. Comme souvent, c'est l'humour d'Hergé qui pâtit le plus de ses adaptations. La précision de son dessin fait défaut bien sûr, mais aussi parce que son humour est langagier. Je ne crois pas que Haddock ait hurlé en anglais les équivalents de "sinapisme" ou de "zigomar". Les Dupondt "n'en diront pas plus", et quand l'un se casse la figure, on attendra en vain la chute de l'autre. Pas d'effet de symétrie donc, pas de systématisme non plus et peu d'ellipses, ce vrai plaisir de lecteur qu'on ne retrouve pas et qui consistait aussi, pour Hergé, à alterner les petites et les grandes images, à la manière d'un Hitchcock jouant des coups de cymbale.

Le flux visuel est tel, dans le film, que les plans donnent l'impression de ne jamais s'arrêter, comme s'ils étaient pris dans un continuum. Il n'y a plus de case et il n'y a pas plus de plan. Je soupçonne Spielberg d'en jouer délibérément : le reflet d'une épée s'ouvre sur un ciel, une mer devient flaque d'eau et une chaussure écrase la barque... La fameuse troisième image imaginaire, chère à l'idée de montage (1+1 = 3), s'incarne à son tour, débouchant sur une impression surréaliste, propre aux rêves qu'Hergé aimait intégrer dans ses histoires.

Il y a, au final, une sorte d'ivresse de l'image, une farandole de signes, d'objets émanant d'autres albums - les boules d'alcool en apesanteur d'On a marché sur la Lune, la Jeep rouge de l'Or noir - ou même issus de la planète Spielberg, tel l'aileron des Dents de la mer qui devient la houppette de Tintin. Spielberg va jusqu'àplonger lui-même dans le tourbillon en donnant les traits de son visage à Sakharine, alias Rackham (Hergé aurait sans doute aimé cette idée).

Voilà, en sortant, on se dit qu'on a rêvé de Tintin et qu'on a couru après un type qui lui ressemblait à la fête foraine du coin. C'est ce que j'ai cru voir dans ma propre confusion et le sourire perplexe de mes voisins spectateurs."

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 17:09

Bienvenue, aujourd'hui Fourchette et sac à dos pose ses valises au Cameroun. Visite guidée par Julie Andrieu. Merci pour cette magnifique émission. 


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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 10:49

L'ouverture à l'occident depuis 150 ans maintenant, la culture japonaise mixte modernité et traditions : venez découvrir ou redécouvrir une civilisation culturelle sensationnelle! 

 

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