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  • : Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.
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  • Savarit Johnatan
  • Etudiant en histoire et en journalisme, le thème de l'environnement me préoccupe beaucoup sans toutefois faire les choses que je voudrais faire. J'espère que par ce biais quelques uns auront conscience de l'impact de l'Homme dans le MONDE.
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Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec, on se retrouve toujours dans les étoiles". 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 00:00

Plusieurs dizaines de personnes, en majorité des femmes voilées, ont manifesté mardi 17 janvier contre une proposition de loi controversée sur le principe de laïcité pour la petite enfance, qui devait être discutéz dans la soirée par les sénateurs.

"Non non à l'islamophobie, oui oui à la justice !", ont scandé les manifestants avant d'être pour la plupart dirigés vers un car de police et évacués. Les manifestants qui ne se revendiquaient d'aucune organisation "n'avaient pas demandé l'autorisation de manifester" et ont été "emmenés pour vérification d'identité", selon une source policière.

UNE PROPOSITION DE LOI "GROTESQUE"

Le texte avait suscité en décembre de vives critiques y compris au sein de la gauche. C'est notamment son article 3 qui a été la cible des critiques, certains experts de la laïcité l'ayant même qualifié de "grotesque". Il prétend appliquer le principe de laïcité aux assistantes maternelles accueillant des enfants à domicile, car, a dit la sénatrice Françoise Laborde à l'origine du texte, "les parents peuventvouloir une nounou qui soit 'neutre' sur le plan religieux".

Ce projet pourrait par exemple contraindre les assistantes maternelles à ne porteraucun voile, non seulement à l'école où le foulard islamique est déjà interdit depuis des années en France, mais aussi chez elles quand elles gardent un enfant.

La majorité sénatoriale est divisée sur cet article, en vertu duquel le principe de laïcité prévalant dans les structures pour la petite enfance pourrait s'étendre à la sphère privée. Les socialistes sont très partagés, tandis que les communistes et les écologistes sont contre.

Lemonde.fr

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 10:49

Un centre commercial de Toulouse propose une «garderie des maris» pendant les soldes

Mis à jour le 06.01.12 à 18h25

Un centre commercial de Labège, dans la banlieue de Toulouse, ouvrira pour les quatre premiers jours des soldes (11 au 14 janvier) une «garderie des maris», trois espaces de loisirs destinés à faire passer le temps aux hommes pendant que leurs épouses font leurs courses.

Le centre Labège 2, qui abrite 120 magasins, mettra à la disposition de ces messieurs trois lieux thématiques: un espace «sport-diététique» avec conseils sportifs et de coaching diététique, des instructions pour arrêter de fumer...; un espace «détente-zen» avec massages et bibliothèque dédiée au développement personnel; et un espace «vidéo» avec jeux d'action sur grand écran et «revues typiquement masculines», selon la direction.

«L'occasion que chacun passe un moment agréable pendant les soldes»

Celle-ci a décidé de «chouchouter» les maris en les occupant, à la lumière d'un sondage indiquant que 74% des femmes sont accros aux soldes alors qu'un tiers des hommes déclare éviter le shopping pendant cette période, selon la directrice marketing et communication du centre, Myriam Hajji. Dans chaque espace - des stands ouverts de 15 m2 chacun -, une hôtesse-animatrice accueillera les hommes et les conseillera.

«Loin d'être sexiste, cet événement se veut simplement ludique et pragmatique, (...) l'occasion que chacun passe un moment agréable pendant les soldes», a dit le directeur de Labège 2, Jean-Baptiste Vayleux. Ce centre commercial avait proposé, lors des soldes de juillet 2011, des «personal shoppers» qui accompagnaient les clients, portaient leurs sacs et cherchaient les vêtements à leur taille.

20minutes.

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 10:34

La perte du triple A, "l'échec de Nicolas Sarkozy" pour François Hollande

LEMONDE.FR | 14.01.12 | 08h24   •  Mis à jour le 14.01.12 | 09h12


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La France a perdu sa note financière AAA, la meilleure possible, désormais abaissée d'un cran, à AA+, avec perspective négative, a confirmé, vendredi 13 janvier au soir, l'agence d'évaluation Standard and Poor's. Le candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle réagit à cette dégradation dans un entretien exclusif au Monde.

En quoi le président de la République et son gouvernement sont-ils selon vous responsables de la perte du triple A ?

Le président sortant avait fixé comme un "objectif", et même comme une "obligation", la conservation du triple A. Une fois encore, la promesse n'a pas été tenue. La dégradation de la note française s'explique par un déficit public bien plus élevé que celui de l'Allemagne (5,5 % du PIB contre 1 %), un écart de compétitivité en notre défaveur (75 milliards de déficit de la balance commerciale contre 160 milliards d'excédent outre-Rhin) et une croissance quasi nulle dans notre pays. Cette sanction signe l'échec de son quinquennat.

François Baroin estime pourtant que la France conserve une "excellente notation"...

Je ne veux jamais disqualifier mon pays. Mais je constate que, depuis plusieurs mois, les marchés avait anticipé la dégradation de la note, puisqu'ils avaient exigé un taux d'intérêt sur nos obligations d'Etat de 3,1 %, contre 1,75 % pour l'Allemagne. Le plus grave, c'est que notre position en Europe va s'en trouveraffaiblie : nous sommes les seuls, avec l'Autriche, à perdre le triple A. C'est la première fois, depuis que les Etats sont notés, que la France décroche par rapport à l'Allemagne. Nous ne sommes plus en première division.

M. Baroin jure qu'il n'y aura "pas de nouveau plan de rigueur". Le croyez-vous ?

Qui peut croire, alors que la croissance va être de 0,5 % au lieu des 1 % affichés, que nous pourrons atteindre l'objectif de réduction de nos déficits à la fin de l'année ? D'autant moins que le coût de notre dette va être alourdi par la perte du triple A. Si le principe de sincérité était respecté par le pouvoir actuel, il devraitprésenter au parlement une loi de finances rectificative. Or il s'y refuse, tout en annonçant des hausses d'impôt comme la TVA. Ce qui ne peut qu'ajouter à l'inquiétude des Français.

Ne sera-t-il pas plus difficile de vous opposer aux "réformes de structure"du gouvernement ?

Le gouvernement avait justifié sa réforme des retraites, dont chacun sait qu'elle est injuste et qu'elle n'est pas financée, au seul motif de préserver le triple A. Cet argument vient de tomber. Et ce n'est pas en bousculant le financement de la protection sociale et en en improvisant un nouveau bricolage fiscal que le président sortant va rassurer les marchés. Il a déjà perdu leur confiance, ainsi que celle des Français. En matière de politique économique et budgétaire, ce qui compte, c'est la cohérence et la stabilité. Tout ce qui a manqué depuis 2007.

Jean-Luc Mélenchon lance un appel à "résister" à "la guerre de la finance contre la France". Le suivez-vous ?

Dominer la finance est nécessaire et c'est pourquoi je propose des mesures sur les produits dérivés, les comportements des banques et la fiscalité sur les transactions financières. Mais une façon de retrouver notre souveraineté, c'est aussi de nous désendetter, afin de pas avoir à solliciter les marchés dont nous dénonçons par ailleurs la trop grande influence.

Marine Le Pen enregistre 21,5 % des intentions de vote en défendant une sortie de l'euro. Quel enseignement en tirez-vous ?

L'extrême droite prospère toujours en période de crise. Plutôt que de dénoncer ses électeurs, je préfère démontrer que ces solutions seraient nuisibles à ceux-là mêmes qu'elle prétend défendre. La sortie de l'euro signifierait, pour la France, des taux d'intérêt deux ou trois fois plus élevés qu'aujourd'hui pour une dette qui se trouverait mécaniquement renchérie de 20 à 30 %. Le résultat, ce serait l'asphyxie.

Si vous êtes élu, la reconquête du triple A constituera-t-elle un objectif ?

Mon objectif, c'est de redonner confiance à la France. Elle dispose de nombreux atouts, une démographie dynamique, une épargne abondante, une productivité élevée, qui rendent possible le redressement. A la condition que la justice soit au cœur de nos choix. Des efforts seront à demander, surtout à ceux qui ont reçu le plus durant le mandat qui s'achève.

Cette annonce ne rend-elle pas la production de votre projet plus délicate encore ?

Non, car je l'avais anticipée. C'est sur la durée du prochain quinquennat que j'ai àfaire mes propositions. Les premiers mois seront consacrés au redressement, au rétablissement des comptes publics et à la politique industrielle. Ensuite, nous pourrons retrouver des marges de manœuvre pour redistribuer ce que nous aurons créé. Tout sera fait pour la croissance et c'est pourquoi je veux revoir l'accord européen pour lui ajouter cette dimension.

Anticipez-vous une aggravation de la crise européenne ?

Dans ce moment, chacun doit faire preuve de responsabilité et de sérieux. La situation est trop grave. Rien n'est réglé dans la zone euro. Seize sommets de la dernière chance pour en arriver là ! La meilleure façon de protéger la France, c'est de faire l'effort de redressement dans la justice et de mettre en place au niveau européen les instruments pour vaincre la spéculation. Dans cet esprit, je relancerai l'idée d'une agence publique européenne de notation.

Propos recueillis par David Revault d'Allonnes et Thomas Wiederhttp://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRDqI8DbNqNEWTSPCaqpRjD9mzXkuJUEy58JzrcJjX83nz2eVQe
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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 11:42

Deux sondages montrent vendredi 13 janvier une poussée de Marine Le Pen dans les intentions de vote au premier tour de la présidentielle, la présidente du Front national recueillant 19% selon CSA et 21,5% selon l'Ifop, en troisième position derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy.

http://referentiel.nouvelobs.com/file/2960068.jpg

Marine Le Pen talonne toutefois le chef de l'Etat (23,5%) dans l'enquête Ifop-Fiducial pour Europe 1 et Paris-Match publiée jeudi soir, François Hollande restant en tête (27%).

Selon cette "enquête en continu" de l'Ifop, réalisée pour la première fois, François Hollande battrait Nicolas Sarkozy au second tour par 57% contre 43%.

Au premier tour, François Bayrou (MoDem) recueillerait 13% des intentions de vote, le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon 6,5%, celle d'Europe Ecologie-Les Verts Eva Joly 3,5%.

Hollande largement gagnant au second tour

Viennent ensuite Dominique de Villepin (2%) et le président du Nouveau centre Hervé Morin (1%). Nathalie Arthaud (LO), Philippe Poutou (NPA), Jean-Pierre Chevènement (MRC) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) sont crédités de 0,5% des suffrages. Corinne Lepage (Cap21) et Christine Boutin sont en dessous de 0,5%.

Dans un second sondage, de CSA pour BFMTV, 20 minutes et RMC, rendu public vendredi matin, Marine Le Pen gagne trois points en un mois avec 19% d'intentions de vote, tandis que François Hollande (29%) en perd autant, Nicolas Sarkozy restant stable à 26%.

Au second tour, François Hollande battrait Nicolas Sarkozy par 57% (- 1) contre 43% (+ 1), le président sortant gagnant cinq points par rapport à octobre.

Selon CSA, au 1er tour François Bayrou (MoDem) recueillerait 13% des intentions de vote (+ 2 par rapport à l'enquête du mois de décembre), le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon 7% (+ 1), celle d'Europe Ecologie-Les Verts Eva Joly 2% (- 1). Dominique de Villepin est crédité de 3% (+ 1). Tous les autres candidats recueilleraient 0,5% ou moins.

Le Pen maintient le FN en haut

Donnée pour la première fois en tête au premier tour, en mars 2011, Marine Le Pen a connu ensuite un reflux des intentions de vote à l'automne 2011 tout en se maintenant à un score élevé pour le FN avant une présidentielle.

L'enquête Ifop-Fiducial, d'un type jamais pratiqué jusqu'ici pour une élection présidentielle, porte au total sur 943 personnes inscrites sur les listes électorales, extraites d'un échantillon de 998 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Le sondage CSA a été réalisé par téléphone les 9 et 10 janvier auprès d'un échantillon national représentatif de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus, dont ont été extraites 875 personnes inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas).

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 11:34

La circulaire complémentaire sur l'accès au marché du travail des étudiants étrangers a été signée, jeudi 12 janvier, par les ministres Claude GuéantXavier Bertrand et Laurent Wauquiez. Elle complète et assouplit la circulaire, très critiquée, du 31 mai 2011, qui limitait la possibilité pour les diplômés étrangers derester travailler en France. Le nouveau texte doit être adressé dans la journée aux préfets, selon un communiqué rédigé par les trois ministères concernés par le dossier, l'immigration, le travail et l'enseignement supérieur.

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSi92abkd2Y-LJZ9iNTpH1RyfULq9R6r4nvOYzYVpssUY6MLqilJQ

MARCHE ARRIÈRE

Cette circulaire complémentaire, qu'a pu consulter Le Figaro, rétablit en partie des dispositions instaurées par la loi de 2006, et remises en cause par Claude Guéant en mai. Les étudiants étrangers qui peuvent justifier d'un niveau master ou équivalent bénéficient en effet de nouveau d'une autorisation provisoire de séjour (APS) de six mois, à compter de la date du jury du diplôme concerné.

Le texte va même plus loin en accordant un titre de séjour à l'étudiant étranger qui décroche un emploi ou une promesse d'embauche "avant la délivrance de son diplôme". Une disposition réclamée notamment par les présidents d'université, de grande école et d'école d'ingénieurs, en pointe de la mobilisation sur le dossier.

EXAMINER LES DEMANDES "AVEC DISCERNEMENT"

Pour "faciliter l'examen des dossiers", le texte précise également que les diplômés pourront présenter "une attestation établie conjointement par le directeur ou le président de l'établissement d'enseignement supérieur et le chef d'entreprise" pourcertifier que l'emploi prévu correspond bien au diplôme. "Si les conditions qui ont présidé à la délivrance du premier titre de séjour annuel sont toujours réunies, celui-ci est renouvelé jusqu'à l'issue de la première expérience professionnelle".
 

Il est également demandé aux préfets d'examiner les demandes "avec discernement" et de prendre en compte "la connaissance approfondie d'un pays, d'une civilisation, d'une langue ou d'une culture étrangères" comme "compétence spécifique recherchée". Il est également demandé de tenir compte de cinq situations précises – dont le fait que l'étudiant "a effectué tout ou partie de ses études secondaires en France" – cinq exemples qui "ne sont pas limitatifs ni cumulatifs".

Enfin, le texte demande aux préfets de "réexaminer prioritairement, au regard de ces principes, les dossiers qui ont déjà été déposés depuis le 1er juin 2011 et qui vous auront été à nouveau présentés. Aucune obligation de quitter le territoire français notifiée à ce titre après le 1er juin 2011 ne sera exécutée pendant le réexamen". A ce sujet, universités et grandes écoles avaient cependant demandé le réexamen "sans dépôt supplémentaire de dossier", car "certains étudiants n'oseront pas se présenter à nouveau en préfecture".

MOBILISATION GRANDISSANTE

Face à la mobilisation grandissante dans l'enseignement supérieur et aux réserves au sein même du gouvernement et du patronat, M. Guéant avait annoncé fin décembre le principe d'une nouvelle circulaire, proposée la semaine dernière aux conférences des présidents d'université, de grande école et d'école d'ingénieurs, qui ont ensuite demandé des modifications. Le texte concerne les diplômés étrangers de niveau au moins équivalent au master.

La circulaire du 31 mai demandait aux préfets d'instruire "avec rigueur" les demandes d'autorisation de travail des étudiants, et d'exercer un "contrôle approfondi" des demandes de changement de statut des étudiants étrangers. Après sa publication, de nombreux diplômés étrangers qui avaient été recrutés dans des entreprises françaises n'ont pu obtenir un changement de statut d'étudiant à salarié. Ils avaient donc été licenciés.

Des personnalités du monde universitaire et de la recherche se sont mobilisées depuis. Une cérémonie de parrainage de certains de ces étudiants en difficulté a notamment été organisée, mardi 10 janvier, à la Sorbonne, à Paris. Parmi les prestigieux parrains, on trouve notamment le Prix Nobel de physique Albert Fert, l'économiste Olivier Pastré, les historiens Michelle Perrot et Pierre Rosanvallon, l'essayiste Caroline Fourest, des présidents d'université, ou encore les réalisatricesTonie Marshall et Caroline Huppert.

Lemonde.fr

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 09:13

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Les Etats-Unis "répondront" par la force si l'Iran cherche à bloquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier, a affirmé dimanche 8 janvier le secrétaire américain à la défense, Leon Panetta, interrogé dans l'émission "Face the nation", sur la chaîne CBS. "C'est une autre ligne rouge" à ne pas franchir, a insisté le chef du Pentagone.

La tension est montée d'un cran entre Téhéran et Washington mardi après les mises en garde émises par l'Iran à l'issue de manœuvres militaires contre la présence de la marine américaine dans le Golfe, suscitant des craintes sur l'éventuelle fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite 35% du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde.

En dépit de ces menaces, Washington a promis de maintenir ses navires de guerre déployés dans le Golfe, la Maison Blanche estimant que les avertissements de l'Iran trahissaient sa "faiblesse" et montraient l'efficacité des sanctions contre son programme nucléaire controversé.

"NOUS AGIRIONS ET ROUVRIRIONS LE DÉTROIT"

Le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, a de son côté jugé dimanche que l'Iran serait en mesure de bloquer le détroit, une "action intolérable"selon lui. "Nous avons investi dans des moyens pour nous assurer que si c'est le cas, nous l'emportions", a-t-il confié aux côtés de Leon Panetta"Nous agirions et rouvririons le détroit" en cas de fermeture, a prévenu le général Dempsey.

"Sont-ils en train de développer une arme nucléaire? Non. Mais nous savons qu'ils tentent de développer une capacité nucléaire et cela nous préoccupe", a répété le secrétaire américain à la défense sur CBS, réaffirmant la priorité donnée à l'action diplomatique et aux sanctions économiques contre le régime des mollahs sans pour autant exclure toute action militaire.

S'il n'a pas voulu qualifier la difficulté à mener une éventuelle action militaire, le chef d'état-major interarmées, Martin Dempsey, a expliqué que son rôle était de planifierune éventuelle opération, d'en évaluer les risques et, "dans certains cas, depositionner des moyens" militaires pour mener une telle opération. "Toutes ces activités sont en cours", a-t-il précisé.

Petit répit dans les tensions entre les deux pays, la marine américaine a libéré jeudi treize marins iraniens retenus en otage par des pirates somaliens au large d'Oman, une action saluée par Téhéran comme un "geste humanitaire positif".

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 17:35

Rarement les écarts de performance auront été aussi importants. Les belles histoires sont récompensées tandis que les investisseurs délaissent les bancaires.

Infographie La Tribune
Infographie La TribuneInfographie La Tribune

En 2009, on avait eu la divine surprise du 9 mars, date à partir de laquelle les marchés financiers n'avaient cessé de se reprendre. En 2011, on a eu la douche estivale, période à partir de laquelle les mêmes marchés se sont largement effondrés sans discontinuer. Résultat : dans un climat de défiance générale, la plupart des valeurs, y compris celles présentant des bilans sains et des performances plus que satisfaisantes, ont été emportées dans un vent de panique parfaitement irrationnel, éloignant un peu plus les investisseurs restant intéressés par des actions. Corollaire de ce mouvement, la volatilité, c'est-à-dire, les écarts de performance sur les valeurs, n'a jamais été aussi importante. D'où les forts décalages constatés en cette fin d'année. Décalages au niveau des différents indices (voir La Tribune du 29 décembre) mais aussi parmi les actions.

http://www.latribune.fr/getCrop.php?ID=4283552&ext=jpg&W=600&H=280&ptr=0

A cet égard, le palmarès des "tops" et des "flops" de 2011 s'avère riche d'enseignements. D'abord parce qu'il nous permet de voir quels sont les secteurs épargnés et ceux qui, au contraire, ont attiré la foudre des investisseurs. Et là, il est clair que les banques ont largement concentré sur elles le désamour des intervenants boursiers. Ensuite parce que ce classement fait la part belle aux entreprises ayant su mettre en avant des arguments financiers ou commerciaux. En ce sens, on se rassure de voir que les plus belles histoires ainsi que les stratégies les plus prometteuses sont quand même récompensées. Et ce, quels que soient les continents puisque de Shanghai à New York en passant par Paris, Londres ou Lisbonne, on dénote de fortes hausses (+ 191% au mieux sur la Bourse chinoise, + 145% sur le Stoxx 600 européen, + 46% pour le SBF 120 français).

A l'inverse, les "flops" sont tout aussi impressionnants, certaines entreprises ayant quasiment fondu avec des replis allant jusqu'à... 90%.

Les écarts ont atteint des amplitudes exceptionnelles et ont fait de 2011 le millésime de la démesure. Ce que détestent par-dessus tout les investisseurs en actions. Le retour en grâce de cette classe d'actifs sera assurément long et difficile.

Pascale Besses-Boumard - 30/12/2011, 07:52
En légère baisse à l'ouverture, le S&P 500 va tenter de sauver la très légère hausse enregistrée depuis le début de l'année.

Pour la dernière séance de 2011, le S&P 500 va tenter de sauver la très légère hausse enregistrée depuis le début de l'année. En légère baisse à l'ouverture, il évoulue tout juste au-dessus de son niveau du 3 janvier. Le Dow Jones affiche en revanche un gain de près de 6% mais le Nasdaq a reculé de plus de 1,5%. Comme depuis le début de la semaine, les volumes devraient rester très faibles ce vendredi.

Peu après l'ouverture, le Dow Jones perdait 0,15% à 12.269 points, le S&P 500 reculait de 0,07% à 1.262 points et le Nasdaq abandonnait 0,04% à 2.613 points.

Du côté des valeurs, AMR chute à nouveau de 28,69% à 36 cents. La maison-mère de la compagnie aérienne American Airlines, qui s'est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, va être retiré de le cote du New York Stock Exchange à la clôture du mercredi 4 janvier.

Sears recule de 1,21% à 32,50 dollars aprèsla dégradation de sa note par Fitch. Le distributeur a vu son action dégringoler depuis mardi après l'annonce de la fermeture de 100 à 120 magasins et d'un projet de réduction des stocks dans le cadre d'un plan d'économies et de désengagement des points de vente les moins performants.

latribune.fr - 30/12/2011, 15:53
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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 22:56

C'est un dossier de plus de cent pages, complet et très référencé, qu'ont reçu les principaux fournisseurs d'accès à Internet (FAI) et moteurs de recherche français.Publiée par PC inpact (PDF)l'assignation transmise à ces entreprises par trois syndicats de la vidéo détaille, pas à pas, le plan de lutte de l'industrie cinématographique contre les sites de streaming illégal. Un système qui pourrait aussi s'adapter à d'autres types de sites.

Car si la plainte des trois syndicats ne vise, initialement, que les quatre annuaires de liens de la galaxie Allostreaming, elle demande la mise en place d'un système de traitement des infractions à la propriété intellectuelle généralisable qui, s'il était mis en place, aboutirait à établir un outil de contrôle de l'accès aux sites, qu'ils soient ou non hébergés en France.

Un double blocage des sites. Les plaignants demandent aux FAI de procéder à un double blocage des quatre sites sur lesquels se concentre l'assignation : un blocage dit DNS et un blocage de l'adresse IP (Internet Protocol). Les DNS, ou Domain Name Servers, sont des machines qui sont au cœur du fonctionnement d'Internet : ce sont elles qui indiquent aux navigateurs Internet à quelle adresse informatique correspond une adresse "en clair". Par exemple, lorsque l'internaute se connecte à "http://www.lemonde.fr", sa demande est interprétée par un DNS, qui la traduit en adresse IP et permet à l'ordinateur d'afficher la page demandée.

Il est possible de contourner ce type de blocages aisément : plutôt que de saisir"lemonde.fr", l'internaute peut directement écrire l'adresse IP du site, 94.127.75.170 par exemple. Les ayants droit demandent donc, "s'il était établi que la fréquentation des sites 'Allostreaming' ne s'en trouverait pas pour autant réduite à un niveau symbolique", d'ordonner le blocage direct de l'adresse IP de ces sites. Dans ces conditions, le contournement du blocage reste possible, mais est plus compliqué.

Un déréférencement des moteurs de recherche. Les syndicats professionnels ont toutefois envisagé une deuxième étape pour limiter encore davantage l'accès aux sites visés par la plainte : obtenir leur déréférencement des moteurs de recherche. Ils souhaiteraient idéalement pouvoir imposer aux FAI de bloquer les outils de contournement, comme OpenDNS ou Google DNS ; mais dans le cas où cela s'avèrerait impossible "pour des motifs juridiques", ils demandent que les moteurs de recherche déréférencent les sites visés par la plainte.

Pour cela, les plaignants demandent à Google, Yahoo! et Microsoft de "prendre toutes les mesures nécessaires" pour que les sites Allostreaming n'apparaissent plus dans leurs résultats de recherche, non seulement pour les résultats des domaines français (Google.fr, Bing.fr), mais aussi dans l'ensemble de leurs déclinaisons (Google.de, Bing.com…). Cette dernière demande a de fortes chances d'être contestée à plusieurs niveaux ; par le passé, les décisions de justice imposant des blocages de contenus se sont en général limitées à un domaine local.

L'assignation révèle également que Google, tout en contestant la légitimité juridique d'une première demande transmise par les trois syndicats cet été, a procédé au déréférencement des quatre sites Allostreaming dans son moteur de recherche. Seuls des sites au nom proche apparaissent aujourd'hui dans les résultats de recherche.

Un système de mise à jour automatisé. Surtout, et c'est là la principale originalité parmi les demandes des trois syndicats, ces derniers proposent la mise en place d'un système semi-automatisé de l'évolution des sites – et donc des blocages qui seraient mis en place. Un tel système permettrait d'éviter que les sites bloqués changent d'adresse IP ou de nom et échappent ainsi à un éventuel blocage. "Les risques d'évolution des situations constatées (...), la nécessité de prévenir tout effet secondaire indésirable prévisible, tel qu'un surblocage injustifié, ont conduit les demandeurs à missionner l'Alpa et TMG pour mettre au point, dans les limites du possible (…) un processus de vérification et de suivi des adressses IP et DNS."

Avec le concours de l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle et TMG, le prestataire de très nombreux ayants droit déjà chargé de collecter et detransmettre les adresses de téléchargeurs présumés à la Hadopi, les plaignants ont donc mis au point un système de suivi, décrit succinctement dans l'assignation publiée par PC Inpact. "Un dispositif logiciel a été mis au point pour permettred'effectuer un suivi permanent et en temps réel des sites, de leurs adresses IP et de leurs noms de domaine, pour signaler et traiter tout changement pouvantintervenir postérieurement à la décision judiciaire de blocage d'accès et de dé-référencement", précise le document. L'outil prévoit également "une intervention humaine (...) pour vérifier une situation signalée par le dispositif logiciel".

Le système décrit ne s'appliquerait, selon les demandes des plaignants, qu'aux sites qui ont déjà fait l'objet d'une décision judiciaire de blocage. Toutefois, le dispositif prévoit qu'en cas d'"apparition de sites nouveaux qui ne constituent que la copie de ceux dont l'accès a été bloqué", ceux-ci pourront être bloqués sans nouvelle décision de justice, après la validation d'un agent assermenté.

"Aucune des trois mesures n'est efficace à 100 % (…). Mais plus le contournement sera difficile, moins d'internautes y auront recours", note le document dans ses conclusions. Le texte évoque également une possible adaptation à d'autres types de diffusion en ligne, sans préciser lesquels ; mais le système décrit pourrait également s'adapter à des annuaires de liens BitTorrent, par exemple. Pour les ayants droit, il s'agit d'un ensemble de "mesures raisonnables et peu susceptibles de provoquer des dommages collatéraux". Une analyse que ne partageront vraisemblablement pas les FAI et les moteurs de recherche cités à comparaître le 15 décembre.

Damien Leloup
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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 10:54

Google, Yahoo! et Microsoft, mais aussi Bouygues, Free, SFR, Numéricable ou Orange : trois syndicats professionnels représentant les producteurs, éditeurs et les distributeurs de vidéos ont déposé une vaste plainte visant l'ensemble des fournisseurs d'acccès à Internet et des moteurs de recherche. Ces ayants droit demandent le blocage de quatre sites Internet proposant illégalement des vidéos en streaming.

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L'ensemble de ces sociétés sont convoquées le 15 décembre au tribunal de grande instance de Paris, comme le révélait le site Electron libre. La plainte collective déposée par le SEVN (éditeurs), l'APC (producteurs) et la FNDF(distributeurs) s'appuie sur l'article 336-2 du code de la propriété intellectuelle. Le texte prévoit qu'"en présence d'une atteinte à un droit d'auteur ou à un droit voisin (...) le tribunal de grande instance, statuant le cas échéant en la forme des référés, peut ordonner (...) toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser une telle atteinte à un droit d'auteur ou un droit voisin, à l'encontre de toute personne susceptible de contribuer à y remédier".

"Nous demandons que les moteurs de recherche et les fournisseurs d'accès prennent les mesures nécessaires pour empêcher l'accès à quatre sites de la 'familleallostreaming", détaille Jean-Yves Mirski, le délégué général du SVEN. "Ces sites rentrent totalement dans le champ d'application de la loi : ils donnent accès à des liens qui sont tous contrefaits. La loi nous permet de demander que cela cesse."

Pour autant, les ayants droit affirment qu'il ne s'agit pas d'une demande de filtrage, mais plutôt d'un blocage. "Nous ne demandons absolument pas un filtrage des communications entre les internautes, nous ne sommes pas dans le cas de figure de la décision Sabam [qui a confirmé l'illégalité du filtrage des communications P2P au regard du droit européen]. Ce que nous demandons, c'est un blocage de l'accès à ces sites qui gagnent des sommes importantes en violation de la loi".

Cette procédure intervient alors que le gouvernement a chargé la Hadopi deprésenter, d'ici à trois mois, des pistes de réflexion pour lutter contre les sites de streaming illégaux. Dans un discours lors d'un forum sur la culture à l'ère du numérique, Nicolas Sarkozy avait déclaré qu'il souhaitait que de nouvelles mesures soient prises contre ces sites, que la Hadopi ne peut pour l'instant pas surveiller, ni techniquement ni juridiquement. La procédure intentée par les syndicats professionnels pourrait jouer un rôle dans ce processus ; mais, sans nier le que le choix de la date n'est pas entièrement fortuit, le SEVN rappelle que les ayants droit avaient déjà intenté une première action cet été en demandant directement aux FAI et moteurs de recherche d'agir, sans succès.

Damien Leloup
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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 18:03

A peine tournée la page Berlusconi, le président de la République italienne Giorgio Napolitano a entamé, dimanche 13 novembre, des consultations pour désigner son successeur à la tête du gouvernement. L'ex-commissaire européen Mario Monti est fortement pressenti pour occuper ce poste, et sa nomination devrait intervenir en fin de journée, dans le but avoué de rassurer les marchés et les partenaires internationaux avant l'ouverture des bourses.

Silvio Berlusconi, qui a quitté le palais présidentiel où il avait remis sa démission sous les huées de centaines de personnes, s'est dit "fier" de son action pendant la crise économique et a affirmé vouloir "reprendre le chemin du gouvernement", dans une lettre envoyée dimanche au secrétaire national de La Droite, petit parti qui tient actuellement son congrès à Turin. "Je partage vos convictions et j'espère que nous reprendrons ensemble le chemin du gouvernement", écrit-il.

http://s1.lemde.fr/image/2011/11/13/540x270/1603119_3_05ee_dans-une-lettre-envoyee-au-secretaire-national.jpg

 

Le Cavaliere explique avoir perdu la majorité absolue au Parlement car "à la fin a prévalu la logique des petits chantages et des transfuges qui sont le vieux vice de la politique italienne". M. Berlusconi s'en prend notamment au président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, son ex-allié passé à l'opposition il y a un an, dont "la fronde" a été "le péché originel" qui a miné le parcours de la législature.

 

COURSE CONTRE LA MONTRE

 

Politiquement, le président Giorgio Napolitano s'est lancé dans une course contre la montre :  la Constitution lui impose en effet de recevoir la totalité des formations politiques du pays avant de désigner le nouveau président du Conseil. Au programme donc, pas moins de dix-neuf rendez-vous en un temps record. Le président du Sénat Renato Schifani a ouvert le bal, suivi du président de la Chambre des députés Gianfranco Fini. Les derniers reçus seront le Parti démocrate (PD, gauche), principal parti d'opposition, et le Peuple de la Liberté (PDL, parti de M. Berlusconi). Ce n'est qu'à l'issue de ce marathon que M. Napolitano pourra annoncer le nom du successeur du Cavaliere.

 

Mais les jeux semblent déjà faits : Mario Monti, 68 ans, désigné mercredi sénateur à vie et reçu samedi à déjeuner pendant deux longues heures par le Cavaliere, est quasiment assuré d'être adoubé par Giorgio Napolitano. L'intéressé s'est pour l'instant enfermé dans un mutisme prudent. Catholique pratiquant, il a assisté tranquillement à la messe dans une église de la capitale.

A l'exception des populistes de la Ligue du Nord et d'irréductibles du parti de Silvio Berlusconi refusant de participer à un gouvernement ouvert à la gauche, tous les partis affichent leur soutien à un gouvernement chargé de prendre les mesures nécessaires pour éviter à l'Italie l'asphyxie financière.

Les sites d'information italiens multipliaient samedi soir les scénarios sur les noms des futurs titulaires des différents ministères, qui feront sans aucun doute l'objet de subtils arbitrages et compromis entre les différents partis soutenant le gouvernement. Le Peuple de la Liberté (PDL) de Berlusconi a ainsi exigé que son fidèle bras droit, Gianni Letta, soit nommé vice-président du Conseil. Visiblement, Silvio Berlusconi n'a pas baissé les bras et compte bien monnayer au prix fort son soutien à Mario Monti : "Nous sommes en mesure de débrancher la prise quand nous voulons", a-t-il confié à ses proches. 

Dans ce contexte délicat, la tâche de Mario Monti ne s'annonce pas comme une partie de plaisir. Le Cavaliere dispose encore d'un pouvoir de nuisance non négligeable. Dimanche matin, devant sa résidence romaine, six militants irréductibles de son parti faisaient le pied de grue en agitant des pancartes "Merci Président!" 

"LES INVESTISSEURS ONT BESOIN DE QUELQUE CHOSE DE FORT"

Si la perspective d'une nomination de Mario Monti a fait souffler un vent d'optimisme, les marchés restent à l'affût et le prochain président du Conseil vadevoir "passer à l'épreuve des faits", avertit Giuliano Noci, professeur d'économie au MIP, l'école de commerce de l'Université Politecnico de Milan. "Mario Monti va donc devoir accomplir rapidement deux ou trois réformes d'importance car les investisseurs ont besoin de quelque chose de fort" alors que les taux d'emprunt de l'Italie ont atteint cette semaine un niveau insoutenable, renchérit Tito Boeri de l'Université Bocconi de Milan. Lundi, un nouveau test de la confiance des marchés aura lieu avec une émission obligataire. 

L'un des premiers chantiers devrait être la réforme du système de retraites. L'âge des "pensions de vieillesse" doit passer à 67 ans en 2026 mais la Ligue du Nord a empêché Silvio Berlusconi de toucher aux "pensions d'ancienneté" qui permettent de partir à n'importe quel âge avec 40 ans de cotisations, alors que l'UE le réclame."C'est la seule solution pour réduire la dette rapidement", relève M. Noci. 

M. Monti devra aussi certainement se résoudre à un nouveau tour de vis budgétaire – comme le demande l'UE, qui surveille l'Italie avec le FMI et la BCE. Car selon les dernières prévisions de Bruxelles, Rome ne réussira pas, à cause d'une croissance au point mort, à tenir son objectif d'équilibre budgétaire en 2013 malgré les mesures d'austérité draconiennes adoptées ces derniers mois. 

Lemonde.fr

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