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  • : Notre Terre
  • Notre Terre
  • : Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.
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  • Savarit Johnatan
  • Etudiant en histoire et en journalisme, le thème de l'environnement me préoccupe beaucoup sans toutefois faire les choses que je voudrais faire. J'espère que par ce biais quelques uns auront conscience de l'impact de l'Homme dans le MONDE.
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 19:32

L’aube du XXe siècle, et jusque dans les années 1950, sonne l’apparition des premiers véritables précurseurs du mouvement. Naissance des conflits environnementaux, débuts des manifestations écologiques, le XXe siècle, rythmé par l’arrivée croissante de l’automobile, de l’ère industrielle et de la surexploitation des ressources naturelles, représente le début des mobilisations des naturistes et des amoureux de la nature. A Marseille, lorsque les marcheurs appartenant à la Société des excursionnistes de la ville, ont vent en 1906 que la société chimique belge veut exploiter le sable et la chaud dans les calanques de Port-Miou, c’est un rassemblement sans précédent de plus de 1000 personnes qui s’opère.

 

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Dans son discours de 1912, le président de la Société d’acclimatation, Edmond Perrier, remarque : « qu’au temps de Buffon, on considérait la Terre comme une mère féconde, au sein inépuisable. On la croyait capable de pourvoir indéfiniment aux besoins et à la sécurité de toutes les créatures qu’elle portait. Si elle laissait périr les individus, elle assurait jalousement, pensait-on, la perpétuité de leur espèce. Il n’en est rien. Tout est aujourd’hui menacé par notre envahissante civilisation ». Prophète d’une civilisation condamnée à la perdition, où les actions des hommes saccagent des ressources naturelles et à terme la planète, il émet un signal d’alarme quant à la disparition de certaines ressources qui s’avèrent être épuisables. « Où prendrons-nous la force quand le charbon et le pétrole seront épuisés ? Il restera, dit-on, la houille blanche. Oui ! Mais la houille blanche réside dans les fleuves ; les fleuves prennent naissance dans les montagnes, surtout dans les montagnes boisées : or nous sommes en train de faire disparaître leurs forêts. Certes, nous avons encore du temps devant nous. Mais il faut se mettre en face des réalités et prévoir l’avenir pour nos descendants ». Cette première mise en garde ne trouvera pas l’écho souhaité dans les sociétés civiles, chez les scientifiques et encore moins dans les sphères du pouvoir. Dans le domaine de l’agriculture, on va voir poindre dans les années 1920, un débat autour des engrais naturels/chimiques. Cette mise en lumière de l’importance des engrais verts, du composte et des cultures dérobées – notions qui sont aujourd’hui au centre des préoccupations citoyennes et écologiques – a été conceptualisée par Rémy Dumont. Il va alors transmettre les mêmes idées et les mêmes intuitions écologiques à son fils René Dumont.

 

 

« Dans son premier ouvrage intitulé La culture du riz dans le delta du Tonkin, publié en 1935, il admet la sélection de variétés répondant mieux aux engrais, mais il met en garde contre "l’artificialisation du milieu" et contre l’abandon de variétés ou de techniques adaptées. Il signale les "insectes et animaux utiles des rizières", en particulier les insectes carnassiers comme les coccinelles et les libellules. "Les araignées sont très utiles car elles détruisent dans les rizières toutes sortes d’insectes". Les crapauds aussi "et, pour cette raison, il ne faut pas les détruire" ».

C’est à partir de ces quelques combats et ces quelques idées du début du XXe siècle, que les penseurs contemporains se sont penchés sur la question de l’écologie en tant que force sociale puis force politique à partir des années 1970.

 

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Un autre agronome va lui aussi essayer de faire grandir la conscience écologique si fragile, en analysant le phénomène de ce qu’il appelle « l’environnement humain ». René Dubos, spécialiste en biologie et en microbiologie des sols, mets en relation les actions des microorganismes tels que la faune, la flore et les minéraux. De cette démarche transversale, apparaît alors une approche écologique. Grand oublié de l’histoire, il réapparaît pour la rédaction du rapport de la conférence des Nations Unies sur l’environnement réunie à Stockholm en 1972 : « il ne faut pas considérer la Terre comme un écosystème que l’on doit, à tout prix, préserver tel quel, ou encore comme une carrière exploitée à des fins égoïstes pour en tirer des profits immédiats. Il faut la regarder comme un jardin que l’on cultiverait pour le développement des potentialités qu’elle offre à l’aventure humaine ». D’une civilisation mécanique à une industrialisation galopante, les personnalités du XXe siècle élèvent leurs voix afin de se faire entendre dans le brouhaha d’une société capitaliste, où profit et économie régissent les hommes. Ainsi Paul Valéry voit en l’Homme un monstre, où « toute son industrie se dépense à défendre et a exagérer sa monstruosité. Il est le roi de la création de par son pouvoir de détruire. L’Homme ne peut créer qu’aux dépens de la création ». Cette première révolution écologique s’inscrit dans la droite lignée de ceux qui sont considérés comme les pionniers de l’écologie et d’une conscience environnementale, où la Terre nourricière est pourvue de ressources limitées et épuisables. C’est alors, que plus concrètement, de nombreux penseurs se sont penchés sur les véritables dérives de nos attitudes humaines et sur les enjeux de l’enracinement de l’écologie en tant que force politique.

Discours d’Edmond Perrier, président de la Société d’acclimatation, spécialiste des invertébrés.

Mémento Agricole, « petite encyclopédie de la vie rurale » Larousse, 1923.

Instituteur agronome, ingénieur agricole, il a été chargé par les éditions Larousse de coordonner la première édition du Mémento. Père de René Dumont, agronome célèbre au pull rouge, devenu candidat écologique aux présidentielles de 1974. 

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Published by Savarit Johnatan - dans Ecologie Politique
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