Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Notre Terre
  • Notre Terre
  • : Ce blog va parler des différentes actualités environnementales. Touché par le film "Home", de Yann Arthus Bertrand, j'ai décidé de créer un espace dans lequel une communauté d'internautes pourra partager ces idées en matière d'environnement dans le seul but de sauver notre terre. Alors chaque initiative compte, de la plus petite à la plus grande. Chaque main tendue peut sauver une parcelle de notre Terre et à terme l'environnement et la paix globale.
  • Contact

Profil

  • Savarit Johnatan
  • Etudiant en histoire et en journalisme, le thème de l'environnement me préoccupe beaucoup sans toutefois faire les choses que je voudrais faire. J'espère que par ce biais quelques uns auront conscience de l'impact de l'Homme dans le MONDE.
  • Etudiant en histoire et en journalisme, le thème de l'environnement me préoccupe beaucoup sans toutefois faire les choses que je voudrais faire. J'espère que par ce biais quelques uns auront conscience de l'impact de l'Homme dans le MONDE.

Statistiques

 

69 289 visiteurs uniques

166 814 pages vues

Recherche

Citation du moment

Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec, on se retrouve toujours dans les étoiles". 

Archives

A voir!

Nouveau blog à visiter :

http://1001patrimoines.wordpress.com

 

Liens

30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 11:05

 « L'homme ne croit pas à l'apocalypse qu'il fabrique. Et pourtant nous avançons déjà vers le désastre. Une croissance indéfinie est impossible, nous n'avons qu'une seule Terre, mais une civilisation du bonheur est possible. Les solutions existent, mais l'opinion les ignore car les structures actuelles et les détenteurs du pouvoir économique et politique s'y opposent ». Voilà un premier signal d’alarme tiré par René Dumont. Aux lendemains des événements de mai 1968, la prise de conscience écologique en France s’avère bien frileuse et tardive comparée à la réaction germanique et anglo-saxonne sur ces questions environnementales.

 

Home--p-tr-le.jpg(Image tirée du film Home). 

 

Les « années de Poudre » des manifestations et des revendications de 1968, les difficultés pour une droite à gouverner, l’isolationnisme d’une gauche n’ayant que peu d’ancrage dans le paysage politique français, sont autant de symptômes qui extériorisent une dérive gouvernementale, sociale et économique, permettant l’avènement d’une toute nouvelle force politique en France. Les naturalistes, depuis longtemps implanter dans le milieu associatif et intellectuel, sont alors rejoins par les environnementalistes dès le lendemain des bouleversements post deuxième guerre mondiale. A cheval sur la décennie 1960 et celle 1970, l’écologie politique va essayer de se frayer un chemin et de se faire une place sur le segment  droite/gauche, fort occupé par les deux éléphants PS et UDR. Mais les écologistes refusent, au départ, un alignement et un ralliement à l’une ou l’autre des formations, d’où l’intérêt de l’historien à chercher les éléments indiciels permettant de classer cette « population hors univers politique » sur la ligne droite/gauche.

 

Carte pour blog écolo                                                             (Image personnelle : statistiques des Verts en 1981)

 

Redessinant une perspective nouvelle à la vie politique française, les futurs Verts se complaisent dans l’idée de pouvoir, d’un point de vue gouvernemental, changer la donne, et offrir à l’électorat un choix politique plus large. L’étude de l’écologie politique, telle que nous voulions la faire dans ce projet, dénote avec les quelques ouvrages sur le sujet. Trop larges, trop imprécises, trop centrées, trop ciblées, trop évasées, ces lectures n’apportent que confusions, redites et désinformations quant à un travail retraçant depuis leurs débuts la naissance et l’éclosion de l’environnementalisme à l’échelle de la politique, du naturalisme à l’échelle des débats gouvernementaux, de l’écologie en tant que force électorale. Dans nos sociétés actuelles, les combats et les préoccupations comme la lutte contre le gaspillage, l’environnement, les énergies renouvelables, la biodiversité, la sécheresse, le nucléaire, démontrent, s’il en était nécessaire, la place prise par l’écologie politique et la formation Europe Ecologie Les Verts de nos jours. La conscientisation de cette idéologie environnementaliste doit beaucoup aux tentatives parfois malchanceuses de leurs prédécesseurs. Expliquer la place actuelle de l’écologie politique ne peut se faire sans remonter presque 40 ans en arrière, où les premiers travaux faisaient état d’une paupérisation de la planète, et où écologistes clamaient sans cesse un changement radical de nos comportements. C’est pourquoi, borner notre sujet s’est fait de manière très naturel, quasi spontanée. De l’éclosion de l’oisillon écologique en 1974 jusqu’à la campagne aux présidentielles de 1995, soit la quatrième fois d’affilée où les écologistes étaient présents, ces quelques 21 années illustrent parfaitement l’histoire actuelle d’un parti politique verdoyant, jalonnée, depuis les événements post-soixante-huitards, de difficultés, de heurts et de discordes. Entre temps, et sur une échelle plus locale, 1989 permet de voir l’émergence de cette formation politique sur les terres pictaviennes, où droite comme gauche au mieux les ignorent, au pire les discréditent. Longtemps tiraillée par les intellectuels de droite comme de gauche, l’écologie politique s’est socialisée, où dans une logique sociale la défense de l’environnement et des libertés individuelles restent alors l’apanage d’un socialisme dans sa forme la plus naturaliste. L’émancipation de cette écologie en politique, passe d’abord par l’initiation du Club de Rome en 1972, où le thème de la « croissance zéro » a fortement légitimé la démarche des écologistes français avant même de développer des thèmes comme le nucléaire, la lutte contre la démocratie autoritaire et l’écocitoyenneté ; fidélisant alors les sympathisants et les militants verts. Géographiquement, l’écologie politique a su, plus ou moins, s’établir avec fermeté lors des différentes élections auxquelles la formation a pu participer. Ainsi, il nous semblait logique et relever du bon sens, de déterminer trois axes géographiques différents, afin de mieux cerner la personnalité et l’iconographie de ce nouveau venu en politique. C’est alors, et tout au long de cette étude, que nous avons voulu développer les grandes personnalités qui ont marqué l’enracinement des écologistes en France, puis sur le terrain de l’Europe avec l’enjeu du Parlement européen. Dans un dernier temps, notre étude s’est fixée sur l’émergence et l’ancrage des Verts de Poitiers, où 1989 marque alors leur arrivée en tant que conseillers municipaux. C’est ainsi à travers une idéologie non-conformiste, bouleversant les équilibres et les déséquilibres des contemporains, que l’écologie politique remet en cause la croissance industrielle, et par la même, entend bien passer d’un statut d’illusion à un statut de concrétisation de leur programme sur les bancs d’une politique trop bipolaire à leur goût, dans laquelle droite et gauche monopolisent le débat et les enjeux. Face à la multiplication des données, des ouvrages et des penseurs des XXe et XXIe siècles concernant l’écologie comme force politique ayant le vent en poupe, l’étude, depuis leurs débuts, de ce parti nous semblait être un choix judicieux afin de comprendre au mieux les nouvelles problématiques de notre nouveau millénaire. S’agissait-il d’écologiser la politique ou de politiser l’écologie ? La question va bien au-delà de ce problème s’attachant plus à la forme qu’au fond du débat. Controversée par les uns, combattue par les autres, l’écologie politique en a vu de toutes les couleurs. Malgré tout, l’histoire des Verts, non pas cultuels ou culturelles, mais réellement politique, fait face à une marginalisation et un appauvrissement des sources. Les études passées s’adonnent plus à une mise en valeur d’une attention conceptuelle de ce parti plutôt qu’à l’explication et la réflexion de cette émergence, revendiquant ainsi être le porte-parole de toute une génération. La simple exposition des thèses ou le compte rendu des diverses actions politiques de certains n’ont pas réellement donné du grain à moudre à notre réflexion. Tout au long ce travail préparatoire, nous nous sommes confrontés à une difficulté majeure : à savoir la localisation des sources. Ainsi, et à maintes reprises, les supports visuels des actions politiques des écologistes ont été difficiles à situer, puisqu’aucune autorité n’a pu dire avec certitude où trouver les représentations iconographiques de ce parti politique. Il fallait pour cela, à travers cet exercice de recherche, retravailler chaque source, pour en extraire au final qu’une très faible quantité. Mais à nos yeux, il apparaissait nécessaire de réactualiser la genèse des écologistes, en les remettant dans leur contexte des premiers jours et en mettant en lumière la chronologie des premiers espoirs, des premiers affrontements, et des premiers bastions politiques représentants l’idéologie verdoyante. C’est dans un contexte de guerre froide, où tensions et combats psychologiques sont au cœur des débats politiques, que l’écologie, à contre sens d’une vision bipolaire du monde, essai de développer ses idées, dénotant complètement avec le programme d’indépendance énergétique lancé par le général De Gaulle, relayé par Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing, et d’une course à l’armement quasi-incessante.

 

Home--agriculture--activit--machine.jpg                                          (Image tirée du film Home). 

 

Ainsi après la deuxième guerre mondiale et surtout avec les événements de mai 1968, des personnalités vont pouvoir lancer le véritable mouvement sinon écologique du moins réformateur face à une société qui n’est plus en phase avec les problèmes de l’époque. Sous impulsion des étudiants français et surtout parisiens, la France est soudainement touchée par une vague contestataire, lassée d’une société autoritaire et paternaliste. Les jeunes dénoncent alors l’austérité morale gaulliste, le capitalisme, prônant le féminisme et la libération sexuelle. En quelques jours les étudiants, appuyés par les syndicats et les travailleurs, plongent le pays dans une paralysie quasi-totale. Episode insurrectionnel, à l’instar des événements de la Commune ou de la Révolution française, Mai 1968 provoque une effervescence des mouvements de contestations, de provocations et de jeunesse en quête de libertés. De ces manifestations estudiantines, Nanterre devient le pôle concentrationnaire de cette sphère belliqueuse. De cette agitation, au cœur même des universités, des noms bien connus aujourd’hui de l’écologie politique se font entendre. C’est le cas de Daniel Cohn-Bendit, surnommé Dany le Rouge, qui n’est officiellement sous aucune étiquette politique. Sanglants, les combats prennent une nouvelle tournure dans la nuit du 10 au 11 mai, où, en quelques heures, les barricades fleurissent dans la capitale alors qu’on dénombre 1000 blessés. S’ensuit une grande manifestation le 13 mai, où le mouvement se politise avec en tête du cortège des grandes personnalités comme Pierre Mendès-France ou encore François Mitterrand. Ebranlé, De Gaulle dissout l’Assemblée Nationale le 29 mai 1968, mais refuse de quitter le pouvoir. Il décide de changer le nom de son parti pour adopter l’appellation UDR, Union pour la défense de la République. Lassés, les Français confirment leur attachement à la personne de De Gaulle et au régime en place. Pour renforcer son pouvoir, en 1969, il propose un référendum sur la régionalisation et le nouveau statut du Sénat. Désavoué, le non l’emportant à 52% le 27 avril, De Gaulle décide de quitter la présidence. Ainsi, C’est George Pompidou, ancien Premier ministre du créateur de la Ve République, qui brigue le fauteuil de l’Elysée. Après seulement 5 ans à la tête de l’Etat, Pompidou meurt prématurément, plongeant alors le pays dans une élection présidentielle subite. Les partis s’organisent, mais les écologistes, nouveau pion sur l’échiquier politique français, n’ont pas vraiment le temps de préparer les présidentielles de 1974. Après plusieurs refus  auprès de grands noms de l’époque pour être candidat à la présidentielle sous l’étiquette de l’écologie politique, l’attention se porte sur René Dumont. A la sortie de son avion, on lui propose cette tâche. Il prend 24h de réflexion, après lesquels il accepte l’offre et se présente. Enthousiasme ou curiosité de l’opinion publique, René Dumont suscite l’émoi, la nouveauté politique, et l’emballement de la presse pour ce personnage haut en couleur. De là, il apparaît attaqué sur son programme lors de débats politiques télévisés, les journalistes essayant de le déstabiliser voire de le tourner presque en ridicule. Premiers pas vers une civilisation en synergie avec son milieu naturel, il est tout même facile de constater que le mode de vie choisi de manière délibérée participe avec plus ou moins de crainte à une survie étrange d’une folle espèce qu’est l’humain. « Folle, car c’est la seule qui se montre capable de préparer les moyens, non seulement de son propre anéantissement, mais aussi de celui de toute forme de vie. Une aventure que nous pouvons penser unique dans l’infini de l’Univers prendrait ainsi prématurément fin ».

Citations de René Dumont. Martine Leca, Entretiens avec René Dumont, édition le temps des cerises, 2004.

Dumont René : professeur à l’institut agronomique de Paris-Grignon, est présenté par plus de cent associations écologiques pour être le candidat représentant les écologiques aux élections présidentielles de 1974, après la mort de George Pompidou. Chercheur de réputation mondiale, il a effectué plus de cent missions dans soixante dix sept pays à la demande de gouvernements ou d’organismes internationaux. Il est l’auteur de vingt livres faisant autorité sur les problèmes de développement agricole.

René Hamon et Patrick Rotman, les Années de Poudre, Génération tome 2, Paris, Seuil, 1987.

Union pour la défense de la République, fondé en 1968 jusqu’en 1971.

Sainteny. Guillaume, Revue française de sciences politiques, « les dirigeants écologistes et le champ politique », Persée, 1987.

  Dumont. René, l’utopie ou la mort, Paris, Seuil, 1973.

Partager cet article

Repost 0
Published by Savarit Johnatan - dans Ecologie Politique
commenter cet article

commentaires

vente de climatisation révérsible 23/05/2012 09:39

je n'ai jamais arrivé a comprendre l'écologie politique